CPME 95 : poursuivre sur la même dynamique en 2018

CPME 95 : poursuivre sur la même dynamique en 2018

Les voeux de la CPME 95 se sont déroulés le vendredi 12 janvier au Comfort Hotel d’Eragny en présence de plus de 250 personnes. Une rencontre dynamique et chaleureuse, à l’image de l’association qui a vu le nombre de ses adhérents augmenter de plus de 20% en 2017 sous la présidence de Pierre Kuchly. Celui-ci achèvera son mandat en mars prochain et a souhaité laissé la place à un nouveau président, élu lors de la prochaine AG.

Pierre Kuchly est revenu sur l’année 2017, dans un contexte économique positif (« ce n’est pas aussi tranchant et dynamique qu’on veut bien nous le dire mais globalement l’économie repart »). Il a rappelé que la CPME, organisation patronale et non pas parti politique, a pleinement joué son rôle, au moment des élections, au niveau national comme départemental en recevant et en échangeant d’abord avec les candidats aux primaires de la droite comme de la gauche puis avec les candidats à l’élection…

Le président s’est félicité des réformes engagées depuis : « Je suis ravi de pouvoir dire que les 89 propositions qui ont été faites par la CPME dans le cadre de la campagne ont été, pour beaucoup, entendues. Beaucoup des choses qui ont été faites vont dans le bon sens et notamment la réforme du code du travail, même si tout n’est pas parfait, va, et c’est une 1ere depuis bien longtemps, aussi dans le sens demandé par les entreprises. » Afin que le dialogue avec les parlementaires et l’organisation se poursuive et se développe, la CPME prévoit en 2018 de remettre en place l’opération 1PME/1parlementaire. Déjà, les échanges avec certains parlementaires sont fructueux : début janvier, le député Aurélien Taché est venu échanger avec les entreprises  au sujet du nouveau dispositif des emplois francs, une rencontre qui a suscité beaucoup d’échanges et de questions.

Quelques bémols cependant : le président a regretté que les PME ne soient pas toujours écoutées et qu’elles restent opposées à certaines décisions « notamment lorsque nous pensons qu’elles sont mauvaises pour le dialogue social dans les PME (comme par exemple le prélèvement à la source et la dénonciation des infractions routières par nos salariés). » Du chemin reste à faire… ce sera le cheval de bataille du futur président. 2018 s’annonce sous le signe du changement, avec l’arrivée d’un nouveau dirigeant à la tête de l’organisation, qui sera élu le 15 mars prochain lors de l’AG. Pierre Kuchly, qui prendra d’autres responsabilités dans une autre maison, a invité l’ensemble des adhérents à soutenir son successeur et à l’aider dans la prise de ses nouvelles fonctions. Du changement également en interne avec le départ d’Alexis Daubail, qui quittera ses fonctions après 13 années passées à la CPME 95, en mars prochain et impliquera la mise en place d’une nouvelle organisation dans les semaines à venir.

En 2018, la CPME 95 poursuivra son développement et continuera sur sa lancée pour être le plus représentatif possible, défendre les chefs d’entreprises, les entreprises et même les salariés. Rendez-vous est également donné le 20 mars prochain à l’occasion du salon Effervescence à Cormeilles en Parisis .

#cpme95 #madein95

Cocott’arium : le projet prend son envol à Neuville 

Cocott’arium : le projet prend son envol à Neuville 

Le premier Cocott’arium test grandeur nature, va être installé à Neuville-sur-Oise fin janvier, près de la mairie. Aurélie Deroo, alias Monique la Cocotte, est une jeune entrepreneuse engagée, qui travaille depuis plusieurs mois sur ce projet original et dans l’air du temps. Ce poulailler XXL destiné à être installé en ville est semblable à une grande volière et pourra héberger jusqu’à 10 poules. Il s’appuie une organisation pensée dans les moindres détails : les habitants apportent leurs déchets alimentaires qu’ils déposent dans un collecteur pour nourrir les occupantes. Du personnel dédié assure l’entretien et la collecte des oeufs, que les habitants peuvent ensuite réserver et acheter. 

Ce poulailler géant incarne des valeurs fortes : écologiques (recyclage), pédagogiques (en association avec les écoles), solidaires (création d’emplois d’insertion) et esprit coopératif. En amenant un peu de campagne en ville, le Cocott’arium se veut vecteur de lien social avec un projet urbain qui répond aux besoins des consommateurs, désireux d’acheter local et de manger sain, de privilégier les circuits courts.

Gille Le Cam, maire de Neuville, a accepté d’accueillir le premier du genre dans sa ville, afin de permettre à cette créatrice installée à Neuvitec, d’expérimenter son business modèle et de le tester en conditions réelles. Les habitants vont pouvoir s’approprier ce drôle de poulailler et découvrir le plaisir de venir chercher des oeufs frais, dont ils connaissent la provenance. Les enfants de l’école seront associés au projet et des anima;tions pédagogiques proposées autour de l’univers de la poule. Le ruban sera coupé le vendredi 26 janvier à partir de 12h.

La 7e édition du Speed Recrut débarque à Cergy-Pontoise 

La 7e édition du Speed Recrut débarque à Cergy-Pontoise 

La 7e édition du Speed Recrut est organisée par le CESE95 à l’Université de Cergy-Pontoise, le jeudi 8 février de 14h30 à 17h30. Le CESE 95 met en avant, avec cet événement, son savoir-faire en proposant une après-midi dédiée exclusivement au recrutement. Des entretiens d’embauche seront organisés pour permettre aux étudiants et aux entreprises de se rencontrer dans un contexte nouveau. 

Le CESE95 accompagné de ses membres et partenaires souhaite par le biais de cette septième édition favoriser la mise en relation entre dirigeants d’entreprise, étudiants, établissements d’enseignement et institutionnels dans le but de contribuer au développement et à l’attractivité du territoire en matière de recrutement. Pendant ce moment propice aux échanges et aux partages, les participants pourront mettre en avant leurs compétences ainsi que leurs motivations.

Des stages, Jobs d’été, Jobs étudiants, Premiers emplois seront proposés lors de cet événement. Ces offres porteront dans des domaines divers, afin de répondre au mieux aux besoins et attentes des étudiants et des entreprises. Celles-ci rencontreront durant cette après-midi des étudiants par le biais d’entretiens de 10 minutes ayant pour objectif principal de créer un premier contact. Une bonne manière de trouver rapidement le profil idéal !

Plus d’infos sur l’événement : www.cese95.fr 

CONTACT contact@cese95.fr – 01 34 25 30 96 

116 nouveaux conseillers prudhommaux valdoisiens

116 nouveaux conseillers prudhommaux valdoisiens

Sous la direction de la présidente du tribunal de Grande instance de Pontoise, Gwenola Joly-Coz, s’est déroulée, mercredi dernier, l’audience solennelle de prestation de serment des 116 nouveaux conseillers prudhommaux, autant d’hommes que de femmes. Parité respectée ! Ils siègeront au sein des trois conseils du ressort : Pontoise, Argenteuil et Montmorency et sont issus à parts égales du monde salarial et patronal, pour assurer l’équité et régler les litiges individuels de travail. Cette désignation s’inscrit dans un contexte de changement, une réflexion sur la transformation de l’institution pour un tribunal plus moderne.  

Le justice du travail a connu des évolutions récentes qui bouleversent l’exercice professionnel. Avant la réforme : des conseillers prud’hommes élus tous les 5 ans par les salariés et les employeurs. Désormais, ils sont nommés conjointement par les ministères de la justice et du travail pour une durée de 4 ans. Pour la première fois, ces juges non professionnels n’ont pas été issus d’une élection, mais désignés par les organisations syndicales et patronales représentatives. Le gouvernement l’a souhaité en raison de la faible participation caractérisant le scrutin (25 % en 2008) et du coût de son organisation.

Par ailleurs, une série de mesures vise désormais à favoriser la conciliation, à réduire les délais de traitement, et à renforcer le statut des conseillers prudhommaux… La procédure a sensiblement évolué notamment par la création d’un bureau de conciliation et d’orientation qui a pour mission de cibler au plus vite le bureau de jugement adéquat et la création d’un bureau de jugement en formation restreinte à deux conseillers pour la résolution rapide des conflits les plus simples.

La présidente a également insisté sur l’obligation de formation initiale obligatoire, commune aux conseillers prud’hommes employeurs et salariés. « C’est donc désormais à une formation initiale et continue, dispensées par l’Etat, que vous êtes soumis. La loi prescrit que « tout conseiller prud’homme qui n’a pas satisfait à son obligation de formation initiale est réputé démissionnaire ». C’est l’Ecole Nationale de la Magistrature qui assurera cette formation, dès février 2018, avec pour objectif de professionnaliser les conseillers salariés et employeurs, en leur dispensant connaissances théoriques et techniques procédurales. Cette formation initiale de 5 jours devra être suivie dans un délai de 15 mois après la prise de fonction », a précisé la présidente.

En parallèle, une nouvelle obligation a aussi été affirmée : celle de la parité femmes/homme. « La liste de candidats, déposée par le mandataire au niveau départemental, doit être composée alternativement d’un candidat de chaque sexe » dit la loi. Je me réjouis de voir des visages féminins, tant il est vrai que l’exercice paritaire des fonctions visibles socialement est une image positive pour une société moderne qui sait mobiliser tous ses talents. »

La présidente a également évoqué la question de la déontologie qui renvoie au comportement du juge. La loi précise désormais que : « les conseillers prudhommaux exercent leur fonction en toute indépendance, impartialité, dignité et probité, et se comportent de façon à exclure tout doute légitime à cet égard. Ils s’abstiennent notamment de tout acte ou comportement public incompatible avec leur fonction. Ils sont tenus au secret des délibérations. »

Sur les quelque 200 conseillers prud’hommaux valdoisiens, 116 nouveaux ont donc fait leur entrée au sein de cette institution, sous la présidence et vice-présidences de Nathalie Mauzat et Michel Alexeef (Pontoise) ; Jean-Marc Delapina et Jean-Benoit David (Montmorency), Gael Le Faou et José Velasco (Argenteuil)

Une structure pour soutenir les dirigeants en détresse psychologique 

Une structure pour soutenir les dirigeants en détresse psychologique 

L’association A.P.E.S.A. Val d’Oise a été officiellement créée le 5 décembre dernier. L’Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aigüe (APESA) est un dispositif d’alerte que les acteurs en contact avec des entrepreneurs en grande difficulté psychologiques peuvent activer. Ce dispositif a pour objectif la prévention du suicide chez les entrepreneurs en difficulté, mais aussi la réorientation, l’accompagnement et la prise en charge des chefs d’entreprises en situation de risque suicidaire et de souffrance morale aigüe.

Pour les artisans et chefs d’entreprise, le passage au Tribunal de commerce signifie la fin brutale d’une carrière, d’un rêve de réussite et d’indépendance, mais aussi la culpabilité, le déshonneur, la solitude. Le dispositif APESA leur permet de trouver le soutien psychologique pour les aider à surmonter cette épreuve entrepreneuriale.
Les fondateurs du dispositif APESA, Jean-Luc DOUILLARD, psychologue clinicien et Marc BINNIE, greffier associé du tribunal de commerce de Saintes, sont partis d’un constat simple : la mauvaise santé financière d’une entreprise atteint souvent la santé psychologique de nombreux entrepreneurs, petits ou grands, qui investissent non seulement des capitaux mais leur vie dans leur entreprise.

La détresse psychologique grave qui parfois résulte des échecs et s’exprime à l’occasion des audiences, lors des rencontres avec les praticiens des procédures collectives ou avec les conseils, était jusqu’à présent largement passée sous silence.

Grâce à une formation adaptée, il est possible sans dénaturer sa fonction et sans nullement devenir soi-même psychologue, avec l’accord de la personne concernée, de devenir assez simplement, d’abord une sentinelle puis un lanceur d’alerte, afin de passer un relais efficace aux psychologues spécialisés qui prendront en charge « l’inaudible et inavouable » souffrance de certains entrepreneurs défaits.

Les associations APESA, en combinant la pérennité d’une plateforme nationale et la proximité d’un réseau local leur viennent en aide afin que l’échec ne soit que la première étape d’un rebond personnel ou professionnel.

Aujourd’hui, 26 juridictions ont adopté le dispositif APESA et 15 autres ont manifesté leur intention de le mettre en œuvre. Au-delà, des chambres consulaires, des experts comptables, des organisations professionnelles rejoignent cette action.

http://www.apesa-france.com

Emplois Francs : le député Aurélien Taché à la rencontre des entrepreneurs pour échanger sur ce dispositif

Emplois Francs : le député Aurélien Taché à la rencontre des entrepreneurs pour échanger sur ce dispositif

Aurélien Taché, député de la 10e circonscription est venu présenté le dispositif des emplois francs aux chefs d’entreprises du Val-d’Oise chez Spem Polet à Osny (dirigé par Frédéric Anfray), à l’invitation de la CPME Val d’Oise et du Club ACE. Les emplois francs devraient permettre aux entreprises d’embaucher des personnes domiciliées dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville et permettre ainsi aux entreprises de bénéficier d’une prime de 15 000 € pour un CDI et de 5000 € pour un CDD. Début de l’expérimentation en avril. En Ile-de-France, cela concerne des quartiers de Seine-Saint-Denis, de l’agglomération de Cergy, celle de Val-de-France (Val-d’Oise) et du territoire Grand Paris Sud avec Grigny et Evry. 

Aurélien Taché est venu à la rencontre des entreprises pour cerner en direct leurs besoins, leurs attentes, recueillir leurs impressions car certains contours sont encore à définir. Beaucoup de questions ont été posés et les échanges se sont révélés fructueux avec le député, très à l’écoute des remarques et de retours d’expérience des participants.

Comment ce dispositif  va-t-il fonctionner ? Lorsqu’une entreprise, où qu’elle soit située, embauchera un habitant des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) en CDI, elle bénéficiera d’une prime de 15 000 euros, étalée sur les trois premières années. Une prime est également prévue pour les CDD de plus de 6 mois (2500 euros par an, limité à deux ans). « Nous croyons en ce dispositif car on ne peut se résigner à admettre 40% de chômeurs dans certains quartiers pour une adresse postale discriminante », a souligné Aurélien Taché. Ces emplois francs« nouvelle génération » seront ouverts à tous les demandeurs d’emplois issus d’un quartier prioritaire, et plus seulement au moins de 30 ans.

L’objectif est clair : faire baisser le chômage dans ces quartiers qui pâtissent d’une mauvaise image. A diplôme, âge et parcours équivalents, il apparait en effet plus difficile d’accéder à un emploi en fonction de son lieu d’habitation. Ces emplois francs sont donc une forme de discrimination positive. Emmanuel Macron table sur 20 000 embauches de ce type en 2018, puis 150 000 en 2020, lorsque le dispositif sera étendu à toute la France.