Le 6 octobre dernier, la Banque de France d’Île-de-France a organisé une conférence consacrée à la situation économique francilienne, avec un focus sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la transformation des organisations et les perspectives de croissance. À cette occasion, l’insitution a restitué les résultats d’une enquête sur l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) dans les entreprises, menée dans le cadre de la présidence française du G7 2026, avant de discuter du rôle de l’IA dans la transformation des entreprises autour d’une table ronde.
Alain Gerbier, directeur régional de la Banque de France d’Île-de-France, a présenté les projections macroéconomiques de septembre. Dans un environnement international incertain, marqué par la volatilité des prix du pétrole et du gaz, la croissance française reste modeste en 2026 (+0,4 %), mais sans décrochage de l’activité. L’inflation est remontée temporairement à 2,3% en 2026, pour, selon nos prévisions, refluer sous le seuil des 2% en 2027. Dans ce contexte, l’économie française a continué à montrer des signaux d’activité favorables, malgré quelques points de fragilité, une reprise de l’activité est anticipée dès 2027.
S’agissant de l’économie régionale d’Île-de-France, les enquêtes mensuelles de conjoncture conduites en 2026 confirment des tendances proches de celles observées au niveau national. L’Île-de-France se distingue toutefois par le poids relativement plus important dans son tissu économique des activités industrielles à forte intensité technologique (l’aéronautique-spatial, la défense, le nucléaire, les infrastructures numériques) et les prestations de service à forte valeur ajoutée (les activités informatiques et services d’information, le conseil en affaires et en gestion, l’ingénierie technique, les services administratifs et de soutien). Dans le bâtiment, le second œuvre atténue les effets du ralentissement du gros œuvre. Pour la fin d’année 2026, les entreprises franciliennes resteront impactées par des pressions persistantes sur les coûts des achats, avec des effets variables sur les prix de vente.
Dans un second temps, la conférence a abordé le thème clef de l’intelligence artificielle : les résultats de l’enquête sur l’appropriation de l’intelligence artificielle montrent une diffusion rapide de l’IA dans les entreprises françaises, mais dont les usages restent limités. Trois constats se dégagent : l’IA générative est désormais largement répandue, principalement dans les fonctions support ; les usages les plus matures restent concentrés dans les activités liées au traitement de l’information ; enfin, si les gains de productivité liés à l’IA demeurent encore limités, les entreprises sont optimistes quant à ces gains dans les années à venir.
Dans le prolongement de ces résultats, une table ronde a été consacrée aux conditions permettant de faire de l’IA un véritable levier de transformation. Les échanges ont permis d’appréhender les stratégies d’appropriation mises en œuvre par les entreprises, les facteurs de réussite comme les freins rencontrés, les gains attendus ainsi que les enjeux de gouvernance dans un contexte d’évolution technologique particulièrement rapide.










