Friches industrielles : le Val d’Oise face à des enjeux de reconversion

Friches industrielles : le Val d’Oise face à des enjeux de reconversion

Espaces d’activités laissés à l’abandon, les friches industrielles constituent le marqueur physique de trente ans de désindustrialisation de notre pays. Elles représentent un enjeu majeur pour l’aménagement durable des territoires et un réservoir foncier privilégié notamment en zone urbaine. L’aménagement du territoire francilien se confronte de plus en plus à la question de la reconversion de ces anciens sites. Contact Entreprises s’intéresse ce mois-ci à la situation dans le Val d’Oise, confronté à des enjeux de requalification sur certains territoires. A lire également le portrait de Laurent Pillard, nouveau président de la CPME 95, celui de Franck Bonassera, dirigeant du groupe Axsys, ainsi que l’interview croisée de Yanick Boëdec, président de Val Parisis et de Xavier Haquin, en charge du développement économique de l’agglomération, qui achève la commercialisation des deux belles ZAC : les Epineaux à Frépillon et les Ecouardes à Taverny. Bonne lecture !

Pour le télécharger : https://www.contact-entreprises.net/wp-content/uploads/2021/05/Contact170ok.pdf

Contact Entreprises Avril-Mai 2021

 

Castex à Gonesse dévoile le plan de relance pour le Val d’Oise

Castex à Gonesse dévoile le plan de relance pour le Val d’Oise

Il y aura finalement une gare sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse. Jean Castex a entériné vendredi dernier le projet de la ligne 17 du métro du Grand Paris parmi une batterie de mesures très attendues pour le Val-d’Oise. Depuis l’annonce d’Emmanuel Macron en novembre 2019 de l’abandon du projet de méga-complexe commercial et de loisirs Europacity, le devenir de 280 hectares de terres agricoles sur les quelque 700 que compte le Triangle de Gonesse était devenu un point de crispation entre les élus locaux et militants écologistes. L’avenir du département restait en suspens, et les élus de tout bord appelaient l’Etat à soutenir le Val d’Oise avec un plan spécifique, comme pour la Seine-Saint-Denis.

Tout est parti de la décision prise par Emmanuel Macron, en novembre 2019, de renoncer au mégacomplexe de commerces et de loisirs EuropaCity. Vivement contesté, ce projet de 3 milliards d’euros, porté par Auchan et par le chinois Wanda, était devenu un symbole de la suppression des terres agricoles au profit de grands chantiers inutiles. Le président de la République l’a finalement jugé « dépassé » et l’a abandonné. De même, il a stoppé, en février, le projet controversé d’extension de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, donnant aux élus le sentiment d’un département laissé pour compte. Le gouvernement avait alors promis qu’il travaillerait à un plan de relance spécifique.

La gare s’accompagnera d’autres projets répondant à « une thématique autour de l’alimentation, de la production locale » qui occuperont quelques 110 hectares. Cette implantation accueillera notamment « une partie de l’activité » de l’extension du marché de gros de Rungis qui frôle la saturation dans le Val-de-Marne, précisant qu’il s’agirait plutôt de « production » ou de « transformation alimentaire », tandis que le reste des activités n’a pas encore de lieu d’affectation officielle. Le projet, porté par la société gestionnaire de Rungis Semmaris, représentera « un investissement de 600 millions d’euros » avec un potentiel de « 2 000 à 5 000 emplois », selon un rapport du préfet du Val-d’Oise. Une administration publique et une cité scolaire internationale tiendrait aussi la corde pour s’installer sur cette ZAC.

L’urbanisation de ces terres agricoles au nord de Paris s’inscrit dans un plan plus large pour relancer ce département francilien d’environ 1,2 million d’habitants, qui enregistre un taux de pauvreté de 17 % et une précarité davantage marquée à l’est du territoire, où se concentreront les investissements.

Parmi les 17 mesures annoncées ce vendredi figureront des investissements dans les transports en commun, la réfection du commissariat de Sarcelles et l’extension de celui de Cergy, ainsi qu’une nouvelle maison d’arrêt, dont la localisation sera dévoilée lors de ce déplacement. Matignon a également annoncé que « 600 millions d’euros » seront affectés à la rénovation des hôpitaux d’Argenteuil et de Pontoise, un investissement qui s’inscrit dans l’enveloppe globale de 19 milliards d’euros négociée lors du Ségur de la Santé.

Ineo Systrans : arrivée attendue début 2022 à Cergy-Pontoise 

Ineo Systrans : arrivée attendue début 2022 à Cergy-Pontoise 

Une nouvelle entreprise de qualité s’implantera dans moins d’un an à la gare de Neuville. Ineo Systrans, filiale d’Engie Solutions est leader sur le marché des systèmes de transports intelligents depuis plus de 40 ans, emploie 500 collaborateurs et génère un chiffre d’affaires de 70 millions €. Créateur des solutions Navineo pour améliorer l’exploitation des réseaux de transport et faciliter les déplacements, Ineo Systrans équipe plus de 200 réseaux de transports et 40 000 bus dans le monde.

Ces systèmes d’Aide à l’Exploitation (SAE) permettent de suivre la qualité du service offert par les opérateurs de transport grâce à de multiples fonctionnalités : communication avec les conducteurs, modification d’itinéraire, information voyageurs, suivi de la maintenance, analyse de la fréquentation… Le principe est le même que la tour de contrôle d’un aéroport qui dispose d’un poste central et d’un système de communications la reliant en continu à un avion doté de matériels embarqués.Installée dans un ensemble immobilier obsolète, énergivore et inadapté aux usages des collaborateurs du groupe, la société, située à Achères, a choisi le site de Neuville-sur-Oise, à proximité de l’Université de Cergy Pontoise et de la station du RER. Elle y regroupera ses activités de recherches et développement, conception et maintenance, au sein d’un bâtiment de 6 000 m² de surface de plancher, qui comptera deux étages. Les travaux de ce bâtiment à faible impact environnemental à énergie positive, ont démarré en novembre 2020. La livraison est attendue au premier trimestre 2022.

www.engie-solutions.com

(Article paru dans le magazine municipal de Neuville sur Oise)

Zeiss : de la très haute précision à Neuville 

Zeiss : de la très haute précision à Neuville 

Depuis le 4 janvier, les équipes de Carl Zeiss ont investi les locaux du nouveau bâtiment Spirit à Neuville-sur-Oise, sur près de 400 m2. Une belle opportunité qu’a su saisir ce groupe mondial, né en 1846, reconnu pour son expertise en métrologie, microscopie, semi-conducteurs, implants oculaires ou encore optique photographique de pointe. L’entreprise y a installé son Quality Excellence Center (QEC), un cadre propice, proche de ses clients (Safran, Valeo, Thales, Lisi, Dassault…), des grandes écoles d’ingénieurs et face à l’université des sciences, avec laquelle les équipes espèrent rapidement nouer des partenariats.

Comme l’explique Stéphane Roussel, directeur de l’ingénierie et des études de Carl Zeiss Services, « ce laboratoire high-tech rassemble le meilleur de la technologie. Il est essentiellement dédié à la métrologie et microscopie industrielle. Les machines dont nous disposons ici permettent de contrôler des pièces aéronautiques, automobiles ou de plasturgie, qu’il s’agisse de micro-mécanique ou de pièces de plusieurs mètres. Nous réalisons principalement des prestations de service pour le compte de nos clients, en répondant à des demandes très pointues : contrôle dimensionnel jusqu’au micron avec une acquisition par contact ou sans contact, contrôle santé matière par rayons X, permettant de rechercher d’éventuelles anomalies, porosités ou inclusion. »

Avec un temps d’avance, les équipes travaillent en lien étroit avec les constructeurs, qui planchent déjà sur les nouvelles générations de moteurs. Le site a également vocation à accueillir des clients en formation, pour les accompagner dans la prise en main technologique de ces machines de contrôle. Soutenue dans le cadre du plan de relance de l’Etat à hauteur de 800 000 euros, l’entreprise va investir dans un nanotomographe (d’un coût total de 2 millions d’€), qui sera la première machine de ce type en France et la seconde en Europe. L’arrivée de ce petit bijou, prévue en octobre, permettra d’assurer des prestations de radioscopie 3D encore inédites sur le territoire pour y créer un véritable pôle d’excellence. Forte d’une équipe de 5 personnes, le QEC devrait progressivement monter en puissance et prévoit entre 5 et 8 embauches supplémentaires dans les mois à venir.

(Article également publié dans le magazine municipal de Neuville sur Oise)

www.zeiss.fr

Plan de relance : Visite au sommet chez Laroche, Bernard Controls et AMCO

Plan de relance : Visite au sommet chez Laroche, Bernard Controls et AMCO

Le Val d’Oise a été sous les feux des projecteurs ministériels au cours de ce mois d’avril. Le 9 avril dernier, Jean Castex a ouvert le bal en visitant l’entreprise Laroche, à Andilly. Spécialisée dans la création de pièces pour les géants de l’aéronautique, elle bénéficie d’une subvention de 800 000 € pour l’aider à créer un atelier de production moderne et plus respectueux de l’environnement. Une semaine plus tard, Bruno le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l’industrie, se sont rendus chez Bernard Controls (Gonesse), spécialiste du servomoteur électrique. L’entreprise fait partie des 20 premiers lauréats de l’appel à projet de soutien à la modernisation de la filière nucléaire. Agnès Pannier-Runacher, a ensuite visité la société AMCO, experte en transformation de caoutchouc.

Dans le cadre du Plan de relance, un appel à projets a été lancé pour soutenir la modernisation et la diversification des filières automobile et aéronautique. Parmi les 110 lauréats, l’entreprise Laroche Sa, dirigée par Hervé Pouyet, directeur général chez Laroche SA, basée à Andilly a été choisie pour bénéficier d’un fonds de soutien de 800 000 €. En tant que lauréat pour son projet de modernisation (4.0) et de décarbonation des ateliers de fabrication, Laroche a reçu le soutien des élus régionaux pour son engagement dans le made in France, qui passe par un outil de production plus moderne et plus écologique. L’atelier dédié à l’usinage des matériaux composites a été refait à neuf, avec un tout nouveau centre d’usinage 5 axes grandes dimensions (6000 x 2600 x 1200mm), à l’œuvre sur des pièces aéronautiques complexes.

Le projet de Bernard Controls fait lui partie des 20 dossiers retenus dans le cadre du plan France Relance destiné à soutenir la filière nucléaire. À ce titre, la PME familiale de 500 employés dont 280 en France (répartis entre Gonesse et Grandvilliers dans l’Oise) recevra une dotation de 800 000 €. Bernard Controls est spécialisée dans l’automatisation électrique des vannes et ventelles industrielles. Ces cerveaux-moteurs sont utilisés dans les secteurs de l’eau, du pétrole et du gaz ainsi que dans les centrales nucléaires. Une expertise reconnue et d’autant plus stratégique qu’ils ne sont que deux acteurs à pouvoir fournir ce type de produit au niveau mondial. L’aide perçue servira à digitaliser les processus métiers, automatiser certaines activités et éliminer des taches sans valeur ajoutée. A l’issue de cette visite, les ministres ont présidé la réunion du comité stratégique de la filière nucléaire.

Fort de son expérience de plus de 80 ans dans la transformation de caoutchouc, AMCO propose une large gamme d’élastomères compacts et cellulaires ainsi que des silicones. La société développe également des matières spécifiques répondant à des certifications et normes dans divers secteurs d’activités. La société a été soutenue par le plan France Relance au titre des investissements dans l’industrie du futur pour moderniser l’appareil productif français.

www.laroche-group.com

www.bernardcontrols.com/fr

http://amco.tm.fr/fr/

Menuiserie saint Antoine : la Tiny house est portée disparue

Menuiserie saint Antoine : la Tiny house est portée disparue

Volatilisée dans la nuit de vendredi à samedi dernier ! Difficile pour Sébastien et Vincent Coguic, à la tête des Mesuiseries Saint Antoine à Ennery, de croire à un tel scénario. Et pourtant, la petite maison mobile construite par les deux frères en 2017 leur a bel et bien été subtilisée. Le portail a été forcé, les caméras coupées. Pour Sébastien et Vincent, aucun doute, l’acte a été prémédité. Ils ont porté plainte à la gendarmerie et fait passer l’alerte sur les réseaux sociaux. Leur post a été repartagé plus d’un millier de fois. Mais pour l’heure, la Tiny reste introuvable.

Bien que « condensée et transportable », comme l’indique notre confère du Parisien, la mini maison affiche tout de même de belles mensurations : six mètres de long, 2,5 de large, quatre de haut et un poids de 3,5 t qui nécessitent d’être équipé pour la tracter. C’est en 2017 que l’idée germe dans la tête des deux frères, menuisiers charpentiers de métier :  se lancer sur le marché en plein essor de la Tiny House, en réalisant un premier modèle aux finitions premium. « Il nous a fallu 6 à 7 mois pour la construire, sur notre temps libre », souligne Sébastien. Entièrement réalisée en bois et isolée avec des bouteilles plastiques recyclées, la micro-maison dispose d’un espace habitable de 22 m² et tout le confort d’une véritable maison (bel espace de vie, espace cuisine, salle de bain avec toilettes sèches, rangements et un système de chauffage, dans une ambiance claire et chaleureuse…). Très qualitative et fonctionnelle, la Tiny house Made In Val d’Oise avait conquis le public au fil de ses nombreuses expositions…. Et probablement susciter certaines convoitises.

Malgré ce coup dur, les deux frères ne renoncent pas pour autant à leurs nouveaux projets. « Notre voisin est parti. Nous souhaitons maintenant nous agrandir, car nous sommes aujourd’hui un peu à l’étroit dans nos ateliers. Nous avons aussi en tête un autre projet : l’achat d’une nouvelle machine, un centre à commande numérique, un investissement de près de 100 000 euros ».