La CGPME 95 reçoit François Asselin

L’ambiance est conviviale, l’esprit détendu. « On est à la CGPME », martèle Pierre Kuchly, qui préside depuis quelques mois l’organisation patronale dans le Val d’Oise. Réactivée il y a une décennie, la CGPME 95 monte en puissance et réunit aujourd’hui plus de 300 adhérents. « Nous sommes soucieux de mieux communiquer sur nos actions, de nous faire reconnaître comme un acteur économique majeur et d’être force de propositions. » Pour encourager cette dynamique, l’équipe valdoisienne a convié le président national du groupement durant l’entre deux tous, le 11 décembre dernier, au Ventre Saint-Gris, à Bezons. François Asselin a accepté de participer à ce déjeuner rassemblant l’équipe locale et la presse, afin d’évoquer ses engagements pour l’avenir des PME – PMI.

Elu en janvier dernier, François Asselin, entrepreneur issu du bâtiment (charpentier de métier), à la tête d’une société de 140 salariés, incarne le nouveau visage de la Confédération. Communicant, accessible, ouvert aux échanges, le « patron des patrons » a distillé des messages militants et réaffirmé ses engagements. Il a tenu à saluer les entrepreneurs investis au sein de la CGPME, qui donnent de leur temps pour défendre leur statut, leur identité, leurs emplois et salariés. Tous bénévoles, ils oeuvrent à la mise en place d’un environnement plus favorable à l’activité et au développement des TPE – PME (95% des 3,2 millions d’entreprises françaises), le cœur du tissu économique français. « En France, c’est un drame, nous n’avons pas de culture PME dans l’espace exécutif décisionnel. Pourtant, nos petites et moyennes entreprises ont créé plus de 600 000 emplois en dix sur le territoire», a-t-il regretté.

Le président est revenu sur des sujets tels que la compétitivité des entreprises, mises à mal par les charges qui pèsent sur elles et s’est insurgé contre la mise place de lois anti-économiques pour les entreprises. Dans sa ligne de mire, des mesures telles que la fiche individuelle de pénibilité, requérant une gestion extrêmement lourde et selon lui, inadaptée aux réalités de la PME mais aussi l’adoption de nouvelles obligations règlementaires exigeantes et pénalisantes, notamment au niveau environnemental.

Autre sujet sur la table, le statut du salarié, trop « verrouillé » selon lui. « Signer un contrat est très valorisant. En tant que patron, nous sommes fiers d’accorder notre confiance à un nouveau collaborateur. Pourtant, dans la pratique, cela devient très compliqué. Nous souhaitons plus de flexibilité sur les contrats de travail pour pouvoir, si cela ne fonctionne pas, nous séparer plus facilement et rapidement. Il faut sécuriser les ruptures au niveau économique et plafonner les indemnités afin d’éviter les débordements. Dans certaines situations, le dirigeant devient otage de certaines situations qui peuvent mettre en péril l’entreprise financièrement voire la conduire au dépôt de bilan. »

 Une CGPME 95 force de propositions

Au niveau local, Pierre Kuchly, président de la CGPME 95, a émis lui aussi plusieurs propositions concrètes : premier objectif, encourager l’internationalisation des entreprises, avec la mise en place d’un groupe dans le département favorisant les échanges et les collaborations. Le dirigeant souhaite aussi que l’on évite « la double peine » aux entreprises en difficulté faisant l’objet d’une procédure de redressement. « Nous plaidons pour faire intervenir BPI en contre garantie afin d’encourager les établissements bancaires à financier des projets d’entreprise actuellement dans le plan. Nous demandons aussi une évaluation intermédiaire afin de permettre aux entreprises vertueuses une sortie anticipée du plan. » Pour le patron d’ERA SIB, il faut aussi optimiser l’efficacité des services publics en proposant un guichet unique régional en capacité d’orienter les entreprises vers les appuis mobilisables ; faire de la commande publique un levier de développement local (à ce jour seul 1/3 de la commande publique profite directement aux PME), ou encore valoriser l’apprentissage pour préparer l’avenir.

Voir aussi le reportage sur VOTV : http://95.telif.tv/2015/12/10/la-cgpme-95-fait-5-propositions-en-faveur-de-la-sante-des-pme/

www.cgpme95.fr – Tél. : 01 34 30 05 76

 

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Ce nouveau numéro arrive alors que les élections locales voient s’installer des équipes fraichement élues dans les villes et les agglomérations. De nouvelles orientations vont se dessiner, des priorités sont à ajuster ainsu que des changements de cap… Il est nécessaire d’adapter les décisions publiques aux enjeux économiques du terrain pour rendre nos territoires toujours plus attractifs, créer de l’emploi à travers des projets de développement et d’investissement. Des points essentiels à considérer pour impulser de nouvelles opportunités, thèmes au cœur de notre dossier. 

lire plus
CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO lancent l’IRST

CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO lancent l’IRST

Un institut partenarial pour accélérer la recherche en santé au service du territoire

CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO annoncent la création de l’Institut de Recherche en Santé pour les Territoires (IRST), une fondation partenariale dédiée au développement d’une recherche appliquée en santé, centrée sur la maladie chronique et la vulnérabilité.

lire plus
La Fondation TotalEnergies soutient la Factory Academy à Argenteuil

La Fondation TotalEnergies soutient la Factory Academy à Argenteuil

La Factory Academy, nouvelle École de Production implantée à Argenteuil, a été inaugurée mercredi 8 avril dernier, marquant une nouvelle étape en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes, en particulier ceux éloignés du système scolaire traditionnel. Ouverte depuis 2024, cette école accueille des jeunes de 15 à 18 ans et les forme aux métiers de l’usinage, selon la pédagogie spécifique des Écoles de Production, fondée sur le principe du « Faire pour apprendre ». Depuis la rentrée 2025, l’école poursuit son développement afin de répondre aux besoins croissants en compétences industrielles du territoire.

lire plus
HAROPA PORT ouvre ses ports au public de l’axe Seine le 25 avril

HAROPA PORT ouvre ses ports au public de l’axe Seine le 25 avril

HAROPA PORT ouvre les ports aux riverains et curieux au travers de visites gratuites et du lancement d’une web application grand public Escales by HAROPA PORT. Souvent méconnus de ses publics, même géographiquement les plus proches, les ports centralisent pourtant une activité économique et logistique essentielle aux communes et parfois même à la vie des communautés locales. Cet événement, qui concerne les ports du Havre et de Rouen en Normandie, et de Gennevilliers, Bonneuil-sur-Marne et Conflans-Sainte- Honorine en Île-de-France, offrira la possibilité de découvrir gratuitement les infrastructures portuaires de l’intérieur, à travers des visites thématiques commentées.

lire plus
APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

Apave accélère ses recrutements en Ile-de-France : 350 collaborateurs en Ile de France, 1 700 postes à pourvoir en France et 1 100 à l’international.  Groupe international de référence dans la maîtrise des risques techniques, humains, environnementaux et numériques, l’entreprise poursuit sa trajectoire de croissance. Présent dans près de 60 pays et fort de 18 500 collaborateurs, Apave agit à travers cinq métiers : inspection, certification, formation, essais & mesures et conseil.En cinq ans, Apave a doublé de taille grâce à une croissance organique solide et à 30 acquisitions ciblées.

lire plus
Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Ce sujet au cœur de l’actualité économique interroge l’avenir de nos entreprises locales face à l’essor des géants étrangers du e-commerce. Comment concilier compétitivité, innovation et préservation de notre tissu économique ? Trois invités d’exception apporteront leur éclairage le 9 avril de 11h45 à 14h au restaurant Cocotte – 4 Pierre Mendes France à Montmorency :  Romain ESKENAZI, député du Val d’Oise et président de la mission d’information sur les produits importés en France ; Marc LOLIVIER, Directeur Général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la Vente à Distance) ; Hervé DENIAU, Directeur du Centre commercial Les 3 Fontaines à Cergy. Le commerce en France évolue dans un environnement tendu, marqué par un triple effet ciseau : pouvoir d’achat contraint, explosion du e-commerce et intensification de la guerre des prix.Après le pic inflationniste 2022–2023, la consommation reste prudente : les ménages arbitrent davantage leurs dépenses, on note un repli sur les produits essentiels, un baisse des volumes dans de nombreux secteurs (habillement, équipement maison). Résultat : le commerce physique souffre d’une érosion de la fréquentation et du panier moyen. Il faut aussi noter la pression structurelle du e-commerce. Les plateformes en ligne continuent de gagner du terrain : poids croissant du e-commerce dans le commerce de détail, concurrence directe sur les prix, la disponibilité et la livraison, habitudes d’achat durablement transformées (comparaison instantanée, achat mobile). Les acteurs physiques subissent une désintermédiation partielle et une pression accrue sur leurs marges.La guerre des prix se généralise. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat : les enseignes multiplient promotions, remises et opérations choc. Les distributeurs compressent leurs marges pour rester compétitifs. La pression des centrales d’achat sur les fournisseurs est forte.Les modèles commerciaux sont sous tension. Les enseignes doivent absorber simultanément la hausse des coûts (énergie, loyers, salaires), les investissements dans le digital, la concurrence des pure players et marketplaces. Beaucoup de commerces indépendants et réseaux fragiles sont exposés, avec des risques accrus de fermetures.Face à ces mutations, plusieurs tendances se dégagent : développement de stratégies omnicanales (click & collect, drive…), montée en gamme ou spécialisation pour se différencier, recentrage sur l’expérience client et la proximité, ou encore accélération des circuits courts et du local (argument différenciant).   

lire plus

Le dernier article ⤵️

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Ce nouveau numéro arrive alors que les élections locales voient s’installer des équipes fraichement élues dans les villes et les agglomérations. De nouvelles orientations vont se dessiner, des priorités sont à ajuster ainsu que des changements de cap… Il est nécessaire d’adapter les décisions publiques aux enjeux économiques du terrain pour rendre nos territoires toujours plus attractifs, créer de l’emploi à travers des projets de développement et d’investissement. Des points essentiels à considérer pour impulser de nouvelles opportunités, thèmes au cœur de notre dossier.