PROJET DE LIGNE 19 DU GRAND PARIS EXPRESS : Une première étude dévoilée avec le cabinet Systra France

Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d’Oise, a dévoilé les résultats de l’étude d’opportunité sur le projet de la ligne 19 du Grand Paris Express, en collaboration avec les cabinets d’ingénierie dans les transports publics et les solutions de mobilité, Systra France et Mensia.

« Nous avons besoin d’un choc de mobilité c’est-à-dire d’un changement d’échelle, une transformation profonde de l’offre de transport, à la hauteur des besoins réels des habitants et des acteurs économiques de notre territoire. La restitution de leur étude montre que grâce à des trajets plus fluides, plus rapides, et à de meilleures interconnexions, la Ligne 19 offrira de nouvelles perspectives à l’ensemble des usagers venus de toute l’Île-de-France. Mon regard est très clair : un acte 2 du réseau de transport du Grand Paris n’est plus seulement opportun, il est devenu nécessaire » a souligné Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d’Oise.

Le cabinet Systra France, en collaboration avec Mensia, a réalisé une étude d’opportunité sur le projet de la ligne 19 porté par le Département du Val d’Oise, au second semestre 2025. L’objectif est de concevoir un nouveau projet de mobilité en partant des besoins du territoire et d’éclairer la collectivité et ses soutiens sur les potentialités en termes de fréquentations, d’accessibilité, de désaturation des lignes existantes, de financement et de bénéfice pour tous les usagers. Cette étude est une nouvelle étape dans la mobilisation de tous les acteurs du territoire en faveur de cette ligne de métro du Grand Paris Express en Val d’Oise et explore trois projets de tracé (à télécharger ci-dessous).

Près de 580 000 actifs utilisent aujourd’hui les transports en commun pour se rendre au travail dans le corridor étudié de la ligne 19. Soumis aux aléas d’exploitation, ils font face à des trajets domicile-travail souvent longs et contraignants. Beaucoup se détournent ainsi du transport collectif au profit de la voiture.

Dans le Val d’Oise, 38 % des actifs passent plus de deux heures par jour dans les transports en commun, contre 15 % en Seine-Saint-Denis et 13 % dans le Val-de-Marne. Ce temps perdu pèse lourdement sur l’activité économique et réduit les possibilités d’activités personnelles.

En finir avec le département des 2 correspondances

Malgré l’arrivée du Grand Paris Express en Île-de-France, le Val d’Oise demeure le « département des deux correspondances », où les habitants doivent multiplier les changements pour se déplacer dans une grande partie de la région.

La future ligne 19 offrirait au contraire de nombreuses correspondances avec le réseau existant ou en projet : RER B, C, D et E, Transiliens H, J et L, Métros 15, 17 et 18, ainsi que les tramways T1, T2, T5 et T11. Elle constituerait un véritable choc d’offre de transport, non seulement pour le corridor étudié, mais également pour l’ensemble des Valdoisiens, qui bénéficieraient d’un meilleur accès aux grands pôles régionaux.

Une solution de mobilité au bénéfice des départements voisins  

Le projet de ligne 19 présente également des retombées importantes pour l’ensemble de l’Île-de-France.

■ Dans les Yvelines, les communes de Houilles et Sartrouville seraient directement concernées, avec des synergies fortes avec le projet de prolongement de la ligne 18 entre Versailles et Nanterre La Folie via Rueil-Malmaison.

■ Dans les Hauts-de-Seine, près de 50 000 emplois sont concentrés notamment dans la ZAC de Nanterre-La Folie, à proximité immédiate du tracé. Près de 100 000 habitants seraient directement desservis dans les secteurs de La Garenne-Colombes et Colombes. La ligne 19 permettrait en outre de soulager le tramway T2.

■ En Seine-Saint-Denis, les communes d’Épinay-sur-Seine, Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse seraient reliées grâce aux correspondances avec les lignes de tramway existantes.

■ À Paris, cette nouvelle ligne contribuerait à réduire l’engorgement des gares du Nord et de l’Est.

Trois premiers tracés exploratoires éclairent les territoires 

Les cabinets Systra France et Mensia ont conduit une analyse approfondie des dynamiques économiques, sociales et urbaines du territoire, ainsi que des besoins de déplacements, des opportunités d’interconnexion et des enjeux environnementaux.

Au total, 55 gares potentielles réparties dans 29 communes ont été étudiées, entre Paris La Défense et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Selon les scénarios, la fréquentation est estimée entre 20 000 et 29 000 voyageurs à l’heure de pointe du matin, soit un niveau supérieur à celui des lignes 16, 17 et 18 du Grand Paris Express.

Les tracés exploratoires représentent de 28 à 37 km de voies, avec 7 à 15 gares, et permettraient de desservir environ 300 000 habitants et 170 000 emplois situés à moins de 800 mètres d’une station.

L’objectif à ce stade n’est pas de fixer un tracé préférentiel mais d’explorer le champ des possibles et de comparer les différents tracés issus d’une analyse des besoins du territoire.

■ Tracé n°1 : il est proposé deux variantes du tracé qui relient les mêmes terminus, de Nanterre – La Folie à Gonesse, et suivent le même corridor. Ils se distinguent par le nombre de gares. Le tracé 1 Express (1a) vise à s’interconnecter uniquement avec les gares des modes lourds afin de maximiser la vitesse commerciale, au détriment de la finesse de desserte du territoire. Le second tracé (1b) vise à desservir davantage le territoire pour couvrir plus de population et d’emplois. La desserte de Colombes, Argenteuil, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse s’en retrouve grandement améliorée. Ce dernier se connecterait aux lignes H, J, les RER C et D et les lignes du Grand Paris Express 15, 17 et 18 nord. Le coût estimé de ce tracé est entre 4,8 et 5,8 milliards d’euros ;

■ Tracé n°2 : il est proposé deux variantes avec un tronc commun de Nanterre-La Folie à Villiers-le-Bel. Ce tronçon se connecte à la ligne L (La Garenne-Colombes), J (Argenteuil), H (Hippodrome Soisy-Enghien) et le RER C (Saint-Gratien). La première variante (2a) dessert le nord de Goussainville afin de rejoindre la future plateforme de Rungis (Agoralim) avant de retrouver l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. La seconde variante (2b) rejoint plutôt le pôle de Villiers-le-Bel – Gonesse – Arnouville pour se connecter au RER D et à la gare de Gonesse (Ligne 17). Le coût estimé de ce tracé est entre 5,6 et 6,7 milliards d’euros ;

■ Tracé n°3 : enfin, ce troisième tracé permet d’apprécier l’opportunité de desservir le nord-est des Yvelines, en complément du projet du prolongement du T11. Le coût estimé de ce tracé est à 6 milliards d’euros.

Le projet de ligne 19 est estimé entre 4,8 à 6,7 milliards d’euros selon les tracés (hors achats du matériel roulant). En comparaison avec les lignes 14, 15, 16, 17 et 18, la ligne 19 se situe dans la moyenne basse en termes de coût technique par km.

Vers un acte 2 du réseau du Grand Paris

L’étude du cabinet Mensia met en évidence un déséquilibre fiscal important : les entreprises du Val d’Oise contribuent autant au financement du Grand Paris Express que celles de l’Essonne ou des Yvelines, mais ne bénéficient à ce jour que d’une seule gare, contre deux lignes de métro pour ces départements. La Seine-et-Marne dispose quant à elle de quatre gares alors que sa contribution est inférieure.

Les élus du Département du Val d’Oise appellent à un acte 2 du réseau de transports du Grand Paris, afin de rééquilibrer l’offre au profit des départements de grande couronne, dans le cadre du futur Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF-E) 2040.

La réussite de ce projet nécessitera la définition d’un modèle économique et financier solide, dépassant le cadre actuel du réseau du Grand Paris Express, en étroite collaboration avec l’État, la Région, Île-de-France Mobilités et l’ensemble des Départements franciliens.

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Un vent d’attentisme souffle sur les territoires avec la tenue des élections municipales en mars. Les prochains mois verront émerger de nouvelles équipes, stratégies, arbitrages, priorités budgétaires réorientées. Dans un contexte économique déjà fragile, où l’investissement se fait plus prudent et où les marges sont sous pression, les décisions locales pèseront lourd. Comme dans le sport de haut niveau, rien ne se joue dans l’attente. Alors que s’achèvent les JO d’hiver, les athlètes n’ont pas subi le calendrier : ils l’ont préparé, analysé, intégré à leur stratégie. Nos dirigeants doivent agir de la même manière. Lire le terrain, anticiper les virages, transformer l’incertitude en levier. Dans l’économie comme dans le sport, la performance ne tient pas au contexte, mais à la capacité d’adaptation ! Des témoignages concrets à lire dans notre dossier ainsi que le portrait de Stéphane Razafitrimo, dirigeant de la société VIT S, une page conjoncture, des actualités économiques, une page sortir…  

lire plus
Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

La Journée internationale du droit des femmes se déroulant cette année un dimanche, le club ACE et les FCE 95 (femmes chefs d’entreprise) planifient une rencontre le lundi 9 mars avec une thématique autour de la santé. L’événement se déroulera chez Simone (restaurant du RKC à Cormeilles en Vexin) où nous serons reçues par Sylviane et sa fille Léa, désormais aux fourneaux. Cette année, les participantes seront sensibilisées au dépistage du cancer du sein.

lire plus
Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Face aux enjeux actuels de transition écologique, de raréfaction des ressources et de pression sur les milieux naturels, l’économie circulaire est à même d’apporter une réponse concrète et territorialisée. La capacité des acteurs à innover constitue quant à elle un atout essentiel pour le territoire qui démontre ainsi sa résilience et sa capacité à se projeter.Le Parc a souhaité valoriser les initiatives menées sur son territoire et lancer une dynamique sur ces deux thématiques en organisant les 1ers Trophées de l’Economie circulaire et de l’Innovation.

lire plus
LA CYBERSÉCURITÉ EN QUESTION À L’ENSEA

LA CYBERSÉCURITÉ EN QUESTION À L’ENSEA

L’agglomération de Cergy-Pontoise organise une visite destinée aux entreprises pour leur faire bénéficier de conseils pratiques en solutions de Cybersécurités puis visiter l’école d’ingénieur ENSEA en électronique, informatique et télécommunication ! Le rendez-vous est fixé le lundi 9 mars 10h30-12h30 – Ecole ENSEA, 6 Av. du Ponceau 95000 CERGY 

lire plus
Tang Frères arrive à Herblay en juin

Tang Frères arrive à Herblay en juin

Bonne nouvelle pour les amateurs de saveurs asiatiques. L’enseigne Tang Frères s’installe dans l’ancien local Zôdio à Herblay, à côté de Kiabi, boulevard du Havre. Sur place, supermarché et espace traiteur “Tang Gourmet” (rôtisserie et plats cuisinés). La pose symbolique de la première pierre s’est déroulée le 10 février en présence du président fondateur de l’enseigne en 1975, Bou Rattanavan. L’ouverture est prévue en juin, venant enrichir l’offre commerciale de la Patte d’Oie.

lire plus
Clowns à l’hôpital : Les Vitaminez recherchent des mécènes

Clowns à l’hôpital : Les Vitaminez recherchent des mécènes

Parce que le rêve, la fantaisie et l’humour ont toute leur place à l’hôpital, l’association Les Vitaminez amène des clowns professionnels à la rencontre des enfants hospitalisés à l’hôpital de Pontoise. Elle intervient depuis septembre 2022, à l’hôpital René Dubos de Pontoise en pédiatrien avec, depuis février 2024, une présence tous les jeudis. L’équipe cherche des financements pour poursuivre ses interventions et ouvrir d’autres programmes de clowns, en néonat et gériatrie à l’hôpital de Pontoise. Objectif : intervenir 2 fois par semaine et aller à la rencontre de près de 2000 patients par an, sur une durée minimum de 3 ans. Le budget à atteindre est 100 000 euros/an. C’est pourquoi la structure a besoin de soutien financier pour que l’aventure continue et se rapproche des entreprises souhaitant devenez mécènes et activer des doses de rire. 

lire plus
Ouverture du restaurant MEUH ! à Mours 

Ouverture du restaurant MEUH ! à Mours 

MEUH ! L’entrecôte par excellence s’installe pour la première fois en Île-de-France avec l’ouverture d’un restaurant à Mours. Christophe TIQUET, est le nouveau franchisé de l’enseigne. Ce lancement marque une étape importante dans le développement de l’enseigne, qui poursuit son expansion au-delà du Grand Sud-Ouest en s’appuyant sur un concept familiale éprouvé, fidèle à ses valeurs de qualité, de simplicité, d’artisanat et de « made in France ». Ouverture au public le jeudi 26 février 2026 à 11h30 (parc d’activité du Col’vert, rue du Kiosque à Mours)

lire plus

Le dernier article ⤵️

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Un vent d’attentisme souffle sur les territoires avec la tenue des élections municipales en mars. Les prochains mois verront émerger de nouvelles équipes, stratégies, arbitrages, priorités budgétaires réorientées. Dans un contexte économique déjà fragile, où l’investissement se fait plus prudent et où les marges sont sous pression, les décisions locales pèseront lourd. Comme dans le sport de haut niveau, rien ne se joue dans l’attente. Alors que s’achèvent les JO d’hiver, les athlètes n’ont pas subi le calendrier : ils l’ont préparé, analysé, intégré à leur stratégie. Nos dirigeants doivent agir de la même manière. Lire le terrain, anticiper les virages, transformer l’incertitude en levier. Dans l’économie comme dans le sport, la performance ne tient pas au contexte, mais à la capacité d’adaptation ! Des témoignages concrets à lire dans notre dossier ainsi que le portrait de Stéphane Razafitrimo, dirigeant de la société VIT S, une page conjoncture, des actualités économiques, une page sortir…