Soirée Prestige CJD 95 : à la découverte de l’entreprise désirable

Le temps d’une soirée, l’ESSEC a accueilli le 18 juin les membres du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises) et leurs invités pour partager ensemble leur vision de « l’entreprise désirable ». L’objectif ? Le développement d’approches centrées sur la confiance et l’autonomie qui poursuivent le double objectif d’améliorer la performance et de remettre l’homme au cœur de l’entreprise. En fin de soirée, Clément de Souza a passé le témoin à Sébastien Ramé, nouveau Président du CJD Val d’Oise, pour les deux années à venir. 

 

Diriger autrement

La soirée a été rythmée par l’intervention de cinq dirigeants très différents, qui ont su, chacun à leur manière, exprimer les valeurs de « l’entreprise désirable ». Philippe RISOTTO, manager dans le show-business, a animé la soirée. Clément DE SOUZA a expliqué comment il avait rendu son entreprise, Acces-sit, « libérée » : « Libérer son entreprise ne rend pas son dirigeant obsolète, il change simplement son rôle, ses priorités, l’ambiance s’en ressent, mais aussi ses résultats ». Chaque intervenant du CJD a fait le pari de donner les pleins pouvoirs à ses employés. Après un immense travail sur eux-mêmes et leur égo, les patrons engagés dans cette démarche ont réussi à détruire leur image de dirigeant « supérieur » et à faire comprendre aux employés que leurs idées sont bonnes et qu’elles seront respectées, laissant le libre cours aux rêves, à l’expérimentation, et à l’innovation. « Une entreprise libérée n’a pas de chef, ni de patron, ceux-ci se transforment simplement en leader et leur place reste importante ».

 

 

Un concept novateur

Comme l’a indiqué Christophe PRAUD (Président national CJD 2012-2014), la première étape est de comprendre qu’ « un dirigeant n’est pas un sachant » et qu’une entreprise libérée, c’est d’abord mettre le client et le salarié au centre de ses préoccupations. Pour Gaétan DE SAINTE MARIE (dirigeant de PME Centrale), une entreprise désirable est infinie (rien n’est jamais acquis) et collaborative. Elle repose sur de la confiance et du lien. L’objectif, selon Jérôme LEFEVRE (vice-président national CJD 2012-2014), est qu’il y ait moins de validation hiérarchique pour plus d’efficacité, responsabiliser le salarié pour qu’il s’épanouisse mais également rendre l’entreprise citoyenne.

Enfin, Iker AGUIRRE (conseiller en marketing et business development dans les sports de glisse), a expliqué qu’il avait un rêve, celui de surfer et de faire du snowboard. Et de cet idéal, il a créé quatre entreprises dédiées à ces passions. Il s’est donné les forces, les moyens de réaliser ces simples idées qu’il avait en tête. C’est pour cette raison qu’il a décidé de donner les moyens à ses salariés d’accomplir leurs rêves. Il a démontré que libérer son entreprise était une véritable nécessité dans un monde économique où selon l’OMS, la dépression sera la maladie n°1 au monde en 2020. « Le monde tel que nous le connaissons arrive à la fin d’un grand cycle, le changement de paradigme. Les méthodes du passé ne font plus recette alors que le monde change sous nos yeux de jour en jour. Devons-nous subir ou est-ce une porte vers de nouvelles opportunités pour imaginer, designer et construire le monde de demain ? ».

 

Nul n’est parfait

La soirée s’est prolongée par un buffet où les participants ont pu poursuivre les discussions. Fabienne GOUATARBES (Best Infos) explique qu’on peut tout à fait adopter les valeurs d’une entreprise libérée sans pour autant en devenir une à part entière. L’écoute des salariés ou l’impact de l’environnement de travail sont des valeurs qui se construisent tous ensemble, sur le long terme. Cependant nulle méthode n’est parfaite. A la question « Quel est le défaut de l’entreprise libérée ? », Clément DE SOUZA répond instinctivement : « Ce n’est pas fait pour tout le monde. Certains dirigeants ou salariés ont besoin de travailler avec un fonctionnement hiérarchique… ».

 

Le CJD en chiffres

Le CJD est apparu en 1938 et compte 4 500 membres – chefs d’entreprises ou dirigeants – dans toute la France.  Plus de 80 000 entrepreneurs ont été formés par le CJD depuis la création du centre et compte 12 délégations au niveau international. Le CJD est dirigé au niveau national par Richard THIERIET. En Val d’Oise, Clément de Souza, président de la section, de 2013 à 2015, a passé la main en fin de soirée à Sébastien RAME (dirigeant de l’entreprise GTPR à Bezons).

 

 

 

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Ce sujet au cœur de l’actualité économique interroge l’avenir de nos entreprises locales face à l’essor des géants étrangers du e-commerce. Comment concilier compétitivité, innovation et préservation de notre tissu économique ? Trois invités d’exception apporteront leur éclairage le 9 avril de 11h45 à 14h au restaurant Cocotte – 4 Pierre Mendes France à Montmorency :  Romain ESKENAZI, député du Val d’Oise et président de la mission d’information sur les produits importés en France ; Marc LOLIVIER, Directeur Général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la Vente à Distance) ; Hervé DENIAU, Directeur du Centre commercial Les 3 Fontaines à Cergy. Le commerce en France évolue dans un environnement tendu, marqué par un triple effet ciseau : pouvoir d’achat contraint, explosion du e-commerce et intensification de la guerre des prix.Après le pic inflationniste 2022–2023, la consommation reste prudente : les ménages arbitrent davantage leurs dépenses, on note un repli sur les produits essentiels, un baisse des volumes dans de nombreux secteurs (habillement, équipement maison). Résultat : le commerce physique souffre d’une érosion de la fréquentation et du panier moyen. Il faut aussi noter la pression structurelle du e-commerce. Les plateformes en ligne continuent de gagner du terrain : poids croissant du e-commerce dans le commerce de détail, concurrence directe sur les prix, la disponibilité et la livraison, habitudes d’achat durablement transformées (comparaison instantanée, achat mobile). Les acteurs physiques subissent une désintermédiation partielle et une pression accrue sur leurs marges.La guerre des prix se généralise. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat : les enseignes multiplient promotions, remises et opérations choc. Les distributeurs compressent leurs marges pour rester compétitifs. La pression des centrales d’achat sur les fournisseurs est forte.Les modèles commerciaux sont sous tension. Les enseignes doivent absorber simultanément la hausse des coûts (énergie, loyers, salaires), les investissements dans le digital, la concurrence des pure players et marketplaces. Beaucoup de commerces indépendants et réseaux fragiles sont exposés, avec des risques accrus de fermetures.Face à ces mutations, plusieurs tendances se dégagent : développement de stratégies omnicanales (click & collect, drive…), montée en gamme ou spécialisation pour se différencier, recentrage sur l’expérience client et la proximité, ou encore accélération des circuits courts et du local (argument différenciant).   

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