pub-cergy-pontoise-web

L’expérimentation des emplois francs aura lieu dans un premier temps sur une dizaine de territoires et sera lancée le 1er janvier 2018. En Ile-de-France, les quartiers « politique de la ville » de Seine-Saint-Denis, de l’agglomération de Val-de-France dans le Val-d’Oise, du territoire Grand Paris Sud qui englobe Grigny et Evry, de l’agglomération de Cergy-Pontoise, ont été retenus pour le test avec Angers, Marseille, Tourcoing et Roubaix. L’Elysée promet 10 000 emplois francs.

Le dispositif concernera les entreprises qui embauchent dans les quartiers « politique de la ville » pour une durée d’au moins deux ans, sans critère d’âge. Ces entreprises recevront une aide « de 5000 euros par an sur trois ans pour les CDI et 2500 euros par an sur deux ans pour les CDD de plus de six mois« , a précisé Emmanuel Macron. Dans un premier temps, le président a indiqué que des crédits avaient été débloqués pour 25% des quartiers « politique de la ville ».

Emmanuel Macron a précisé dans son discours que les emplois francs sont « le pendant indispensable à la lutte contre les discriminations. Ça veut dire quand une entreprise prend en CDD pendant plus de deux ans ou en CDI une personne qui vient d’un quartier « politique de la ville » et qui cherche un emploi, on encourage l’entreprise. Ce n’est donc pas une politique qui consiste à dire on aide simplement l’endroit, non on aide les personnes et on les aide pour être mobiles pour aller réussir dans leur quartier ou ailleurs mais accéder à un emploi stable ».

Ce système a été plusieurs fois mis en place par le passé, mais qui n’a jamais connu un succès notable jusqu’à présent. « On a mis trop de règles, trop de contraintes. Cela n’a pas coûté cher car peu de gens étaient éligibles », a critiqué le chef de l’État, qui a souhaité épurer au maximum ce dispositif : l’ensemble des demandeurs d’emploi, quel que soit leur âge, pourront en bénéficier tant que cela concerne des CDI et des CDD de plus de deux ans. Ce dispositif, budgété à hauteur de 180 millions sur 3 ans, devrait permettre l’embauche de 12 000 à 25 000 personnes en emplois francs l’an prochain, selon les chiffres évoqués par l’Élysée.