Burger King expérimente la « Préparation Opérationnelle à l’Emploi »

Beaucoup d’outils d’aide à l’embauche restent encore mal connus des entreprises : en atteste « la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective », dite POEC. Le groupe Burger King a recours à ce dispositif depuis quelques années, dans le cadre de son grand retour sur le territoire français.

Un accord a été négocié au niveau national avec Pôle Emploi, pour déployer la POECet accompagner l’ouverture des différents restaurants de l’enseigne. Dans le Val d’Oise, le site d’Osny a pu profiter de cette intervention dès 2017.

Deux ans plus tard, le restaurant d’Eragny (dont l’ouverture est prévue en décembre 2019) en bénéficie à son tour. Hervé Peretti, qui gère plusieurs établissements Quick Burger King dans l’Oise et le Val d’Oise, a pu évaluer sur le terrain l’intérêt de ce dispositif qui mêle recrutement et formation avant la prise de poste. 

Pourquoi la franchise a-t-elle fait appel à Pôle emploi pour l’épauler ?

L’ouverture d’un restaurant Burger King nécessite de constituer une équipe de 40 à 100 collaborateurs, composée d’équipiers et d’encadrants. Identifier les profils et les potentiels est un enjeu important pour l’ouverture et la réussite du restaurant. Grâce à la convention nationale signée par Burger King avec Pôle emploi, les franchisés peuvent s’appuyer sur les dispositifs d’accompagnement au recrutement proposés par Pôle emploi. Ce partenariat permet de sécuriser les recrutements en offrant une phase d’intégration progressive dans l’entreprise aux demandeurs d’emploi.

Quel en est le principe ?

Le dispositif aide l’entreprise à sélectionner des candidats puis à les former, tout en bénéficiant de financements. Le restaurant d’Osny a été accompagné localement par le Pôle emploi de Cergy, qui a, dans un premier temps, fait paraitre des annonces afin de trouver des équipiers. Des salles ont été mises à notre disposition pour organiser les sessions de recrutement et procéder à la sélection des bons profils. Nous avons embauché 70 équipiers durant l’été 2017. Les futurs équipiers retenus ont ensuite bénéficié d’une formation de cinq semaines (trois semaines théoriques assurées par OPUS, organisme extérieur et indépendant, et deux semaines de formation pratique au sein d’un restaurant). L’ouverture, après les travaux de transformation, a eu lieu en janvier 2018.

La POEC est intéressante aussi bien pour l’employeur que le candidat. Pôle Emploi supporte une partie du coût de ces formations et, côté demandeurs d’emploi, poursuit, durant cette période, le versement des indemnités chômage, ou, selon les cas, octroie des indemnités de formation. Pour les postes d’équipiers, les profils retenus sont très variés : jeunes à la recherche de leur premier contrat de travail, étudiants disponibles plutôt en soirées et le week-end, salariés à la recherche d’un second emploi, mère de famille désireuse de travailler à temps partiel… Plus que des qualifications, nous nous intéressons aux aptitudes des personnes, à leur savoir-être et à leur potentiel.

Le dispositif, dans un secteur en tension tel que celui de la restauration, s’est-il avéré efficace ?

La formation complète est très bénéfique. Dès leur arrivée sur le poste, les équipiers sont tout de suite à l’aise et opérationnels. Au sein des restaurants, il y a des process stricts à suivre, au niveau de l’hygiène et de la sécurité, mais aussi des méthodes de production ou de service, qui concernent l’ensemble des salariés. Il est essentiel de les intégrer en amont afin d’offrir une prestation de qualité aux clients. Par ailleurs, s’impliquer sur une formation de plusieurs semaines traduit la volonté des candidats de s’engager et témoigne de leur motivation pour le poste. Nous avons constaté un turn-over plus faible avec ce dispositif. Cette méthode est maintenant mise en application pour recruter les collaborateurs du nouveau restaurant Burger King d’Eragny qui ouvrira ses portes fin décembre. Cette fois-ci, le recrutement est mené en partenariat avecle Pôle emploi de Saint-Ouen l’Aumône.

 

 

MEMO : Comment former pour recruter dans les métiers en tension ?

 

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

Apave accélère ses recrutements en Ile-de-France : 350 collaborateurs en Ile de France, 1 700 postes à pourvoir en France et 1 100 à l’international.  Groupe international de référence dans la maîtrise des risques techniques, humains, environnementaux et numériques, l’entreprise poursuit sa trajectoire de croissance. Présent dans près de 60 pays et fort de 18 500 collaborateurs, Apave agit à travers cinq métiers : inspection, certification, formation, essais & mesures et conseil.En cinq ans, Apave a doublé de taille grâce à une croissance organique solide et à 30 acquisitions ciblées.

lire plus
Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Ce sujet au cœur de l’actualité économique interroge l’avenir de nos entreprises locales face à l’essor des géants étrangers du e-commerce. Comment concilier compétitivité, innovation et préservation de notre tissu économique ? Trois invités d’exception apporteront leur éclairage le 9 avril de 11h45 à 14h au restaurant Cocotte – 4 Pierre Mendes France à Montmorency :  Romain ESKENAZI, député du Val d’Oise et président de la mission d’information sur les produits importés en France ; Marc LOLIVIER, Directeur Général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la Vente à Distance) ; Hervé DENIAU, Directeur du Centre commercial Les 3 Fontaines à Cergy. Le commerce en France évolue dans un environnement tendu, marqué par un triple effet ciseau : pouvoir d’achat contraint, explosion du e-commerce et intensification de la guerre des prix.Après le pic inflationniste 2022–2023, la consommation reste prudente : les ménages arbitrent davantage leurs dépenses, on note un repli sur les produits essentiels, un baisse des volumes dans de nombreux secteurs (habillement, équipement maison). Résultat : le commerce physique souffre d’une érosion de la fréquentation et du panier moyen. Il faut aussi noter la pression structurelle du e-commerce. Les plateformes en ligne continuent de gagner du terrain : poids croissant du e-commerce dans le commerce de détail, concurrence directe sur les prix, la disponibilité et la livraison, habitudes d’achat durablement transformées (comparaison instantanée, achat mobile). Les acteurs physiques subissent une désintermédiation partielle et une pression accrue sur leurs marges.La guerre des prix se généralise. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat : les enseignes multiplient promotions, remises et opérations choc. Les distributeurs compressent leurs marges pour rester compétitifs. La pression des centrales d’achat sur les fournisseurs est forte.Les modèles commerciaux sont sous tension. Les enseignes doivent absorber simultanément la hausse des coûts (énergie, loyers, salaires), les investissements dans le digital, la concurrence des pure players et marketplaces. Beaucoup de commerces indépendants et réseaux fragiles sont exposés, avec des risques accrus de fermetures.Face à ces mutations, plusieurs tendances se dégagent : développement de stratégies omnicanales (click & collect, drive…), montée en gamme ou spécialisation pour se différencier, recentrage sur l’expérience client et la proximité, ou encore accélération des circuits courts et du local (argument différenciant).   

lire plus
CCI VAL d’Oise : semaine de l’entrepreneuriat du 23 au 29 mars

CCI VAL d’Oise : semaine de l’entrepreneuriat du 23 au 29 mars

La CCI Val-d’Oise organise la Semaine de l’Entrepreneuriat 2026, un rendez-vous incontournable pour les porteurs de projet, repreneurs et dirigeants souhaitant accélérer le développement de leur entreprise. Deux événements phares rythmeront cette édition : le Forum des Créateurs et des Entreprises et Osez, avec la CCI du Val-d’Oise.

lire plus
2nd tour des élections municipales : Le MEDEF Val-d’Oise tire la sonnette d’alarme face aux menaces sur l’économie locale 

2nd tour des élections municipales : Le MEDEF Val-d’Oise tire la sonnette d’alarme face aux menaces sur l’économie locale 

Frédéric ANFRAY, Président du Medef Val d’Oise,  alerte : « A la veille du 2nd tour des élections municipales, certains candidats expriment des positions inquiétantes pour notre avenir économique, le Medef Val d’Oise tient à rappeler le rôle crucial de nos entreprises dans notre territoire. La France traverse une période charnière marquée par des risques économiques à toutes les échelles et une situation politique instable. Dans ce contexte, le Val-d’Oise ne peut se permettre de voir son dynamisme compromis par des positions politiques.

lire plus
Voix d’entrepreneures et talents du territoire à la Turbine

Voix d’entrepreneures et talents du territoire à la Turbine

Rendez-vous le jeudi 26 mars à La Turbine (Cergy) pour une table ronde inspirante et très concrète autour du parcours entrepreneurial : déclics, défis, organisation au quotidien et leviers pour avancer. Intervenantes : Julie & Catherine Perregaux – PGTS ; Emeline Lacroix Coco – Les Ateliers de Saint-Ouen; Jessica Monti – MONTI. Témoignages : le vrai quotidien des cheffes d’entreprises. Et si on parlait d’entrepreneuriat, sans filtre, mais avec du concret ?

lire plus
Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Un vent d’attentisme souffle sur les territoires avec la tenue des élections municipales en mars. Les prochains mois verront émerger de nouvelles équipes, stratégies, arbitrages, priorités budgétaires réorientées. Dans un contexte économique déjà fragile, où l’investissement se fait plus prudent et où les marges sont sous pression, les décisions locales pèseront lourd. Comme dans le sport de haut niveau, rien ne se joue dans l’attente. Alors que s’achèvent les JO d’hiver, les athlètes n’ont pas subi le calendrier : ils l’ont préparé, analysé, intégré à leur stratégie. Nos dirigeants doivent agir de la même manière. Lire le terrain, anticiper les virages, transformer l’incertitude en levier. Dans l’économie comme dans le sport, la performance ne tient pas au contexte, mais à la capacité d’adaptation ! Des témoignages concrets à lire dans notre dossier ainsi que le portrait de Stéphane Razafitrimo, dirigeant de la société VIT S, une page conjoncture, des actualités économiques, une page sortir…  

lire plus
Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

La Journée internationale du droit des femmes se déroulant cette année un dimanche, le club ACE et les FCE 95 (femmes chefs d’entreprise) planifient une rencontre le lundi 9 mars avec une thématique autour de la santé. L’événement se déroulera chez Simone (restaurant du RKC à Cormeilles en Vexin) où nous serons reçues par Sylviane et sa fille Léa, désormais aux fourneaux. Cette année, les participantes seront sensibilisées au dépistage du cancer du sein.

lire plus
Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Face aux enjeux actuels de transition écologique, de raréfaction des ressources et de pression sur les milieux naturels, l’économie circulaire est à même d’apporter une réponse concrète et territorialisée. La capacité des acteurs à innover constitue quant à elle un atout essentiel pour le territoire qui démontre ainsi sa résilience et sa capacité à se projeter.Le Parc a souhaité valoriser les initiatives menées sur son territoire et lancer une dynamique sur ces deux thématiques en organisant les 1ers Trophées de l’Economie circulaire et de l’Innovation.

lire plus

Le dernier article ⤵️

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

Apave accélère ses recrutements en Ile-de-France : 350 collaborateurs en Ile de France, 1 700 postes à pourvoir en France et 1 100 à l’international.  Groupe international de référence dans la maîtrise des risques techniques, humains, environnementaux et numériques, l’entreprise poursuit sa trajectoire de croissance. Présent dans près de 60 pays et fort de 18 500 collaborateurs, Apave agit à travers cinq métiers : inspection, certification, formation, essais & mesures et conseil.En cinq ans, Apave a doublé de taille grâce à une croissance organique solide et à 30 acquisitions ciblées.