Alternance : un nouveau binôme à l’’Epicerie des Julie  

Une belle découverte que l’Epicerie des Julie, ouverte tout début octobre à Éragny, et qui compte déjà ses fidèles du vrac ! La boutique mise sur le local, le bio et le zéro déchet pour séduire ses clients, déjà nombreux à fréquenter ce commerce de proximité, pour lequel les adeptes viennent de loin ! La première épicerie vrac de l’agglomération a recruté début novembre deux jeunes alternantes, Angèle et Léa, pour accompagner l’activité et seconder Julie et Julie, duo de choc à l’origine de ce projet, né durant le premier confinement. Les idées sont nombreuses pour développer les animations, fédérer autour de la boutique, aller sans cesse chercher de nouveaux producteurs et fournisseurs, répondre aux envies des clients… Le travail ne manque pas. Nous avons rencontré sur le vif ces deux fondatrices dynamiques et souriantes – entre livraisons, clients, discussions animées, mise en place des produits et rangement des lieux… – pour évoquer l’arrivée de leurs nouvelles recrues, rendue possible, à peine un mois et demi après l’ouverture, grâce au dispositif d’aide de l’Etat, un précieux coup de pouce.

Comment est né votre projet ?
D’une amitié, de l’envie de changer de métier, d’avoir plus de temps pour nos familles mais aussi d’aller au bout de nos convictions écologiques, sociales et solidaires. Julie était secrétaire médicale mais avait fait le tour du poste. Elle venait de démarrer une formation de naturopathe. J’étais cheffe de projet pour un groupe d’assurance, un travail qui me plaisait, mais très prenant. Elle m’a convaincue et je l’ai suivie dans son projet. Accompagnées par Initiactive 95, nous avons travaillé sans relâche durant la première période de confinement pour ouvrir l’épicerie. Ici, les gens viennent avec leurs propres contenants. Il y a les puristes, qui sont dans une démarche écolo, veulent moins jeter et reprendre le pouvoir sur ce qu’ils consomment. D’autres clients sont moins engagés dans le processus mais apprécient les produits de qualité qu’ils peuvent acheter chez nous. Nous leur fournissons sur place des sacs et des contenants que nous tenons à leur disposition.

Que peut-on trouver dans la boutique ?
Il y a toute sorte de produits vendus en vrac, disposés dans des silos : céréales, fruits et légumes, pâtes artisanales, riz, pain bio, œufs, fruits secs, biscuits, crèmerie, fromages, jus de fruit, vin, bocaux, produits de beauté, savons, produits ménagers, articles faits main réutilisables… Les contenants seront tarés avant leur remplissage pour ne peser que le produit acheté. Nous travaillons avec de nombreux producteurs, maraichers et fournisseurs locaux et bio. Un gros travail de sourcing a été réalisé au démarrage. Nous restons en veille permanente pour dénicher des nouveautés ! Les clients ont souvent des demandes spécifiques auxquelles nous essayons de répondre. Cela nous permet de renouveler constamment notre offre, de fidéliser la clientèle, rendre le métier bien plus intéressant et enrichissant !

Comment avez-vous décidé de vous tourner vers l’apprentissage ?
Au cours de mes études, j’ai fait de l’apprentissage et de nombreux stages. Ces expériences en entreprise m’ont énormément apporté et se sont révélées très formatrices. Plus tard, au cours de ma carrière, j’ai eu plusieurs apprentis sous ma responsabilité. J’aime transmettre aux jeunes. On s’est dit que notre épicerie serait une bonne école. Notre cœur de métier reste la vente, tout en y associant des principes forts comme l’écologie, le zéro déchet, la solidarité… On s’est rapidement aperçu que tenir la boutique à deux serait compliqué et que l’on risquait de s’épuiser. Les aides gouvernementales nous ont convaincues de nous lancer sans attendre. Il est certain que sans ce coup de pouce, nous n’aurions pas eu les moyens de sauter le pas tout de suite. Cela n’aurait pas été envisageable à court terme. Pour le moment, nous n’avons pas assez de recul pour savoir exactement quel sera le reste à charge pour l’entreprise, mais il sera minime.

Pourquoi deux et pas une seule ?
On aime fonctionner en duo ! Nous avons recruté Angèle, 18 ans, qui suit un bachelor en développement durable et Léa, 19 ans, en BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client). Elles sont à l’école les lundis et mardis et avec nous les autres jours, mais en alternance l’une et l’autre, puisque la boutique est ouverte les week-ends. Cela nous permet de mettre en place un roulement. Nous avons construit un planning qui tourne toutes les deux semaines. Ce sont deux bons profils. Les choses se mettent en place doucement.

Quelles seront leurs missions et les savoirs que vous souhaitez leur transmettre ?
Nous allons prendre le temps de les former. Ici, nous mettons l’accent sur le sens de l’accueil. On connait bien nos clients. Ce service personnalisé est essentiel, il nous différencie. Angèle et Léa ne sont pas encore en front clients mais cela va venir. Pour le moment, nous leur avons confié des premières tâches en boutique (ranger les produits, remettre en silo…), puis progressivement, elles pourront rentrer les commandes, assurer le suivi fournisseurs et voler de leurs propres ailes. Elles sont jeunes, ne connaissent pas bien les légumes, ne cuisinent pas : nous essayons d’y remédier pour qu’elles s’imprègnent de cet univers ! Nous aimerions aussi que plus tard, elles soient force de proposition en mettant en place des partenariats avec des associations locales, avec les services développement durable des mairies, qu’elles puissent identifier de nouveaux fournisseurs… Elles pourront aussi monter des animations pour faire vivre la boutique. Il y a beaucoup de choses à imaginer. Nous espérons que cette collaboration leur plaira et qu’à terme, le développement de l’activité nous permettra de créer un emploi à plein temps.

249 Avenue Roger Guichard Place du 8 mai 1945, 95610 Éragny – facebook

    

    

 

 

MEMO : Mesures d’aide à l’embauche d’un alternant
Recruter un jeune en apprentissage ou en contrat de professionnalisation

Le montant de l’aide exceptionnelle est de 5 000 € pour un apprenti de moins de 18 ans et 8 000 € pour un apprenti majeur par contrat d’apprentissage préparant à un diplôme jusqu’au master (bac + 5 – niveau 7 du RNCP)

Modalités de versementLa gestion et le suivi de l’aide est confiée à l’Agence de Services et de Paiement. Elle sera versée mensuellement, avant le paiement du salaire de l’apprenti.

Quels employeurs ? Pour les contrats signés à compter du 1er juillet 2020 et jusqu’au 28 février 2021, cette aide sera versée : aux entreprises de moins de 250 salariés ; aux entreprises de plus 250 salariés à la condition qu’elles s’engagent à atteindre le seuil de contrats d’apprentissage ou de contrats de professionnalisation dans leur effectif en 2021, selon des modalités définies par décret (faute de quoi il faudra rembourser les sommes perçues).

Avec cette mesure, pour les entreprises, le coût du recrutement d’un salarié en contrat d’apprentissage représente un faible reste à charge : l’aide couvre 100 % du salaire de l’apprenti de moins de 21 ans et 80 % du salaire d’un apprenti de 21 à 25 ans révolus.

À noter : à l’issue de la première année d’exécution du contrat, les entreprises éligibles à l’aide unique pourront bénéficier de cette aide jusqu’à la fin du contrat.

Recruter un jeune pour un 1er emploi
Les conditions : Toutes les entreprises et toutes les associations, sans limite de taille, peuvent bénéficier de l’aide

  • Le salarié recruté doit avoir moins de 26 ans à la date de la conclusion du contrat
  • Le CDD doit être d’une durée de 3 mois minimum
  • Le contrat doit être conclu entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021
  • Le jeune doit être dans l’entreprise à partir du 1er août 2020 sur un contrat qui ne donne pas droit à cette aide à l’embauche
  • Sa rémunération doit être inférieure ou égale à 2 fois le Smic, soit 3 079 € mensuels
  • L’employeur ne doit pas percevoir d’autre aide de l’État pour ce salarié
    Par exemple, l’employeur n’a pas droit à l’aide à l’embauche des moins de 26 ans pour un contrat d’alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation). En revanche, elle pourra être versée si le jeune est embauché après son alternance.
  • Le poste concerné par l’embauche ne doit pas avoir fait l’objet en 2020 d’un licenciement économique


Le Montant de l’aide :
L’aide est d’un montant maximum de 4 000 € par salarié de moins de 26 ans. Le montant est calculé proportionnellement au temps de travail et à la durée de ce contrat. Il ne prend pas en compte les périodes d’activité partielle, ni les absences non rémunérées. L’aide est versée par tranche de 1 000 € maximum chaque trimestre, pendant 1 an maximum.

Durée et modalités du dispositif :

  • Ce dispositif est valable jusqu’au 31 janvier 2021.
  • Il concerne les contrats conclus entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021.
  • Cependant, les demandes pour obtenir l’aide peuvent être déposées pendant 4 mois après cette date, soit jusqu’au 31 mai 2021
  • L’employeur a un délai de 4 mois à partir de la date de l’embauche pour déposer sa demande d’aide.
    Il doit déposer sa demande d’aide sur une plateforme en ligne de l’État qui ouvrira le 1er octobre 2020.

https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/relance-activite/plan-1jeune-1solution/

 

 

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Ce sujet au cœur de l’actualité économique interroge l’avenir de nos entreprises locales face à l’essor des géants étrangers du e-commerce. Comment concilier compétitivité, innovation et préservation de notre tissu économique ? Trois invités d’exception apporteront leur éclairage le 9 avril de 11h45 à 14h au restaurant Cocotte – 4 Pierre Mendes France à Montmorency :  Romain ESKENAZI, député du Val d’Oise et président de la mission d’information sur les produits importés en France ; Marc LOLIVIER, Directeur Général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la Vente à Distance) ; Hervé DENIAU, Directeur du Centre commercial Les 3 Fontaines à Cergy. Le commerce en France évolue dans un environnement tendu, marqué par un triple effet ciseau : pouvoir d’achat contraint, explosion du e-commerce et intensification de la guerre des prix.Après le pic inflationniste 2022–2023, la consommation reste prudente : les ménages arbitrent davantage leurs dépenses, on note un repli sur les produits essentiels, un baisse des volumes dans de nombreux secteurs (habillement, équipement maison). Résultat : le commerce physique souffre d’une érosion de la fréquentation et du panier moyen. Il faut aussi noter la pression structurelle du e-commerce. Les plateformes en ligne continuent de gagner du terrain : poids croissant du e-commerce dans le commerce de détail, concurrence directe sur les prix, la disponibilité et la livraison, habitudes d’achat durablement transformées (comparaison instantanée, achat mobile). Les acteurs physiques subissent une désintermédiation partielle et une pression accrue sur leurs marges.La guerre des prix se généralise. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat : les enseignes multiplient promotions, remises et opérations choc. Les distributeurs compressent leurs marges pour rester compétitifs. La pression des centrales d’achat sur les fournisseurs est forte.Les modèles commerciaux sont sous tension. Les enseignes doivent absorber simultanément la hausse des coûts (énergie, loyers, salaires), les investissements dans le digital, la concurrence des pure players et marketplaces. Beaucoup de commerces indépendants et réseaux fragiles sont exposés, avec des risques accrus de fermetures.Face à ces mutations, plusieurs tendances se dégagent : développement de stratégies omnicanales (click & collect, drive…), montée en gamme ou spécialisation pour se différencier, recentrage sur l’expérience client et la proximité, ou encore accélération des circuits courts et du local (argument différenciant).   

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