Frédéric ANFRAY, Président du Medef Val d’Oise, alerte : « A la veille du 2nd tour des élections municipales, certains candidats expriment des positions inquiétantes pour notre avenir économique, le Medef Val d’Oise tient à rappeler le rôle crucial de nos entreprises dans notre territoire. La France traverse une période charnière marquée par des risques économiques à toutes les échelles et une situation politique instable. Dans ce contexte, le Val-d’Oise ne peut se permettre de voir son dynamisme compromis par des positions politiques.
Notre département doit encore relever des défis majeurs pour assurer un développement harmonieux : axes de transport en commun routiers saturés et dégradés, marché de l’emploi sous tension, difficultés d’accès au logement sont autant de freins qui pénalisent les salariés et les entreprises. Pourtant, nous disposons d’un tissu économique riche et diversifié, allant des grands groupes nationaux à une majorité de TPE et PME très intégrées localement. L’heure est au développement et non à la création de freins. Les projets d’avenir de notre département : développement de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, arrivée du Grand Paris Express, Agoralim, ne pourront se faire sans des acteurs politiques engagés auprès des entreprises.
Le MEDEF 95 a toujours souhaité le dialogue avec l’ensemble des composantes politiques, force est pourtant de constater que certaines refusent catégoriquement d’échanger avec le monde économique. Certains programmes vont jusqu’à assumer une remise en cause de notre liberté d’entreprendre, une augmentation des contraintes fiscales pour les entreprises, ou encore des restrictions à leur implantation dans les villes. Ces prises de position, une fois mises en œuvre, pourraient avoir des conséquences désastreuses. En mettant en péril le maintien des entreprises dans les villes, c’est l’emploi et donc les salariés que menacent ces politiques.
Nous ne pouvons tolérer que des décisions politiques prises sans analyse de la situation locale nuisent à l’équilibre de notre territoire. Les promesses sans projet budgétaire ne peuvent mener qu’à une augmentation de la fiscalité pour l’ensemble des acteurs. Nous participons déjà largement au financement des services publics, des infrastructures de transports. Au plus près des habitants, les commerces animent les centres-villes et garantissent que demain nous ne devenions pas un département dortoir. Les entreprises sont des acteurs essentiels du développement des communes, les fragiliser, c’est tous nous fragiliser.
Nous lançons donc un appel aux citoyens du Val-d’Oise : ne sous-estimez pas l’impact de votre voix sur l’économie locale. Les entreprises ont besoin d’un environnement stable, clair et favorable pour pouvoir sereinement continuer à investir, embaucher et innover. Elles ont besoin de maires qui comprennent leurs réalités et celles de nos villes. Nous leur demandons de ne pas céder aux sirènes des discours anti-entreprises, mais au contraire de favoriser un climat de confiance propice à l’investissement et à la création d’emplois. »









