Le Val d’Oise au salon de l’Agriculture

Le conseil départemental du Val d’Oise réitère sa participation au salon de l’agriculture qui se tient toute cette semaine, à Paris-Porte de Versailles. Le département entend mettre à l’honneur ses filières agricoles et agroalimentaires sur son stand (Hall 3, allée F, stand 13). Le Val d’Oise compte plus de 55 000 hectares de terres agricoles, 615 exploitations et près de 50% du territoire sont dédiés au monde agricole ! Ce lundi, la présidente du Conseil départemental, Marie-Christine Cavecchi, accompagnée d’une délégation d’élus, s’est rendue sur le salon et a pu s’entretenir longuement avec les jeunes agriculteurs valdoisiens sur les enjeux de la profession, les problématiques inhérentes au métier et leurs projets de développement. La présidente a également rencontré les exploitants du département exposant sur le salon comme la Champignonnière de la Marianne (Méry sur Oise), la Ferme brasserie du Vexin et l’Huilerie avernoise, avant de remettre une aide départementale à quatre exploitants agricoles du territoire, pour l’achat de matériel leur permettant de limiter l’apport de produits phytosanitaires.

Marie-Christine Cavecchi a passé la journée sur le salon, la plus grande foire agricole de France, rendez-vous incontournable qui enregistre pas moins de 630 000 visiteurs chaque année. Julien Sarazin a ouvert la marche en accueillant la délégation dans le pavillon 1, qui rassemble les bovins, porcins, ovins… Le jeune exploitant élève des Charolaises (les bovins de race charolaises sont élevés pour leur viande) à Chaussy et développe en parallèle la polyculture (céréales, betteraves, lin, luzerne, épeautre…), dont une partie se destine à l’alimentation du cheptel. La ferme emploie 5 personnes. Issu d’une famille d’éleveurs depuis 4 générations, Julien n’a jamais envisagé de faire un autre métier, une passion depuis qu’il est enfant.

Il élève une cinquantaine de vaches charolaises (sur un total de 350 bêtes), qui donnent chaque année naissance à des veaux, vendus vers l’âge de 6 mois comme broutards pour l’engraissement. Il s’implique depuis 2007 au sein du syndicat des jeunes agriculteurs d’Ile de France. Depuis quelques années, la famille a développé la vente en directe avec le particulier, un mode de commercialisation sans intermédiaire bien plus avantageux et valorisant. Faute d’infrastructures, les Sarazin sont obligés d’aller à l’abattoir de Neubourg (27). La viande y est travaillée par un boucher qui prépare des caissettes d’environ 15 à 20 kg, ensuite vendues à des clients réguliers et fidèles des environs, ce qui assure un revenu régulier tout au long de l’année. Le jeune homme a également mentionné le manque réel de vétérinaires dans les campagnes et les difficultés que pose cette pénurie en cas d’urgence.

La visite s’est poursuivie avec les céréaliers. Nicolas Hervin, 24 ans, qui a repris l’exploitation céréalière (blé, orge, colza, betterave sucrière) de son père à Bellefontaine, a fraichement été élu à la présidence de la Chambre des jeunes agriculteurs du Val d’Oise. Contrairement aux générations précédentes, celle de Nicolas doit faire face à de nouveaux enjeux : les aléas climatiques, mais aussi la concurrence de pays comme la Russsie, qui, avec des productions massives, font baisser les cours des prix du blé de façon significative. « Quand il a commencé, explique-t-il, mon père savait en semant son blé combien il le vendrait. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ». Comme beaucoup de ses confrères jeunes et moins jeunes, Nicolas a dû diversifier son activité au moment de prendre la succession de son père. « J’ai lancé une production d’asperges blanches en vente directe. La diversification est presque devenue obligatoire. Il y a tellement de risques de tomber sur une mauvaise année qu’on ne peut plus concentrer notre activité sur une seule production. » 

Et l’usage des produits phytosanitaires, qu’en est-il ? A l’heure du bio et des préoccupations liées au développement durable, la question est prégnante. Les jeunes agriculteurs tendent plutôt vers une agriculture raisonnée : une utilisation réduite au minimum des engrais, un ciblage plus précis, pour limiter les maladies et conserver un rendement acceptable. « Si toute le monde se met au bio, la production baissera et on n’arrivera plus à produire assez. » Comme ses confrères, Nicolas exploite environ 200 ha de terres et revend son blé à la coopérative Agora, engagée pour la promotion d’une agriculture responsable et acteur incontournable de l’agriculture de l’Oise et de la filière céréales du Nord de Paris. Pour l’achat des machines, dont le ticket d’entrée avoisine les 200 000 euros, les agriculteurs mutualisent leurs investissements ou passent par des CUMA, Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole, leur permettant de mettre en commun leurs ressources afin d’acquérir du matériel agricole.

La visite s’est poursuivie avec la Champignonnière de la Marianne (Méry sur Oise), la Ferme brasserie du Vexin de Denis Sargeret et l’Huilerie avernoise. Des temps d’échanges sympathiques, qui ont permis à chacun de faire passer des messages auprès des élus, notamment les difficultés rencontrées pour travailler avec les collectivités et ainsi privilégier dans les écoles par exemple, la consommation de produits sains et locaux.

 

    

        

     

   

   

 

 

 

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Un vent d’attentisme souffle sur les territoires avec la tenue des élections municipales en mars. Les prochains mois verront émerger de nouvelles équipes, stratégies, arbitrages, priorités budgétaires réorientées. Dans un contexte économique déjà fragile, où l’investissement se fait plus prudent et où les marges sont sous pression, les décisions locales pèseront lourd. Comme dans le sport de haut niveau, rien ne se joue dans l’attente. Alors que s’achèvent les JO d’hiver, les athlètes n’ont pas subi le calendrier : ils l’ont préparé, analysé, intégré à leur stratégie. Nos dirigeants doivent agir de la même manière. Lire le terrain, anticiper les virages, transformer l’incertitude en levier. Dans l’économie comme dans le sport, la performance ne tient pas au contexte, mais à la capacité d’adaptation ! Des témoignages concrets à lire dans notre dossier ainsi que le portrait de Stéphane Razafitrimo, dirigeant de la société VIT S, une page conjoncture, des actualités économiques, une page sortir…  

lire plus
Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

Les femmes se retrouvent chez Simone au RKC le 9 mars 

La Journée internationale du droit des femmes se déroulant cette année un dimanche, le club ACE et les FCE 95 (femmes chefs d’entreprise) planifient une rencontre le lundi 9 mars avec une thématique autour de la santé. L’événement se déroulera chez Simone (restaurant du RKC à Cormeilles en Vexin) où nous serons reçues par Sylviane et sa fille Léa, désormais aux fourneaux. Cette année, les participantes seront sensibilisées au dépistage du cancer du sein.

lire plus
Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Vexin : Premiers trophées de l’économie circulaire et de l’innovation

Face aux enjeux actuels de transition écologique, de raréfaction des ressources et de pression sur les milieux naturels, l’économie circulaire est à même d’apporter une réponse concrète et territorialisée. La capacité des acteurs à innover constitue quant à elle un atout essentiel pour le territoire qui démontre ainsi sa résilience et sa capacité à se projeter.Le Parc a souhaité valoriser les initiatives menées sur son territoire et lancer une dynamique sur ces deux thématiques en organisant les 1ers Trophées de l’Economie circulaire et de l’Innovation.

lire plus
LA CYBERSÉCURITÉ EN QUESTION À L’ENSEA

LA CYBERSÉCURITÉ EN QUESTION À L’ENSEA

L’agglomération de Cergy-Pontoise organise une visite destinée aux entreprises pour leur faire bénéficier de conseils pratiques en solutions de Cybersécurités puis visiter l’école d’ingénieur ENSEA en électronique, informatique et télécommunication ! Le rendez-vous est fixé le lundi 9 mars 10h30-12h30 – Ecole ENSEA, 6 Av. du Ponceau 95000 CERGY 

lire plus
Tang Frères arrive à Herblay en juin

Tang Frères arrive à Herblay en juin

Bonne nouvelle pour les amateurs de saveurs asiatiques. L’enseigne Tang Frères s’installe dans l’ancien local Zôdio à Herblay, à côté de Kiabi, boulevard du Havre. Sur place, supermarché et espace traiteur “Tang Gourmet” (rôtisserie et plats cuisinés). La pose symbolique de la première pierre s’est déroulée le 10 février en présence du président fondateur de l’enseigne en 1975, Bou Rattanavan. L’ouverture est prévue en juin, venant enrichir l’offre commerciale de la Patte d’Oie.

lire plus
Clowns à l’hôpital : Les Vitaminez recherchent des mécènes

Clowns à l’hôpital : Les Vitaminez recherchent des mécènes

Parce que le rêve, la fantaisie et l’humour ont toute leur place à l’hôpital, l’association Les Vitaminez amène des clowns professionnels à la rencontre des enfants hospitalisés à l’hôpital de Pontoise. Elle intervient depuis septembre 2022, à l’hôpital René Dubos de Pontoise en pédiatrien avec, depuis février 2024, une présence tous les jeudis. L’équipe cherche des financements pour poursuivre ses interventions et ouvrir d’autres programmes de clowns, en néonat et gériatrie à l’hôpital de Pontoise. Objectif : intervenir 2 fois par semaine et aller à la rencontre de près de 2000 patients par an, sur une durée minimum de 3 ans. Le budget à atteindre est 100 000 euros/an. C’est pourquoi la structure a besoin de soutien financier pour que l’aventure continue et se rapproche des entreprises souhaitant devenez mécènes et activer des doses de rire. 

lire plus
Ouverture du restaurant MEUH ! à Mours 

Ouverture du restaurant MEUH ! à Mours 

MEUH ! L’entrecôte par excellence s’installe pour la première fois en Île-de-France avec l’ouverture d’un restaurant à Mours. Christophe TIQUET, est le nouveau franchisé de l’enseigne. Ce lancement marque une étape importante dans le développement de l’enseigne, qui poursuit son expansion au-delà du Grand Sud-Ouest en s’appuyant sur un concept familiale éprouvé, fidèle à ses valeurs de qualité, de simplicité, d’artisanat et de « made in France ». Ouverture au public le jeudi 26 février 2026 à 11h30 (parc d’activité du Col’vert, rue du Kiosque à Mours)

lire plus

Le dernier article ⤵️

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Sport, entreprenariat, combativité, combo gagnant

Un vent d’attentisme souffle sur les territoires avec la tenue des élections municipales en mars. Les prochains mois verront émerger de nouvelles équipes, stratégies, arbitrages, priorités budgétaires réorientées. Dans un contexte économique déjà fragile, où l’investissement se fait plus prudent et où les marges sont sous pression, les décisions locales pèseront lourd. Comme dans le sport de haut niveau, rien ne se joue dans l’attente. Alors que s’achèvent les JO d’hiver, les athlètes n’ont pas subi le calendrier : ils l’ont préparé, analysé, intégré à leur stratégie. Nos dirigeants doivent agir de la même manière. Lire le terrain, anticiper les virages, transformer l’incertitude en levier. Dans l’économie comme dans le sport, la performance ne tient pas au contexte, mais à la capacité d’adaptation ! Des témoignages concrets à lire dans notre dossier ainsi que le portrait de Stéphane Razafitrimo, dirigeant de la société VIT S, une page conjoncture, des actualités économiques, une page sortir…