Une semaine de mobilisation pour les patrons du Val d’Oise

Une semaine de mobilisation
pour les patrons du Val d’Oise

Sifflets, cadenas : à l’appel de la CGPME 95 et de la Fédération du bâtiment du Val d’Oise, les chefs d’entreprise du département n’ont pas hésité à faire le chemin jusqu’à Paris pour faire savoir leur mécontentement, avançant parmi les 6000 manifestants jusqu’à Bercy. La grogne patronale semble avoir été entendue. Le mouvement a même reçu le soutien de 6 français sur 10. En marge des rencontres nationales qui se sont tenues tout au long de la semaine, dans le département, les trois principaux syndicats patronaux (MEDEF 95, CGPME 95, UPA 95) ont pu rencontrer jeudi dernier le préfet, Jean-Luc Nevache, pour lui faire part de leurs revendications et lui remettre un courrier commun. A huis clos, les trois représentants concernés, Michel Jonquères, Pierre Coyaud et Bernard Perot, ont pu échanger avec un préfet «attentif et conscient des problématiques rencontrées par les entreprises».

Après avoir battu le pavé parisien lundi dernier, une centaine de dirigeants valdoisiens se sont retrouvés jeudi 4 décembre dans les salons du Cercle du MEVO pour écouter l’intervention de Geoffroy Roux de Bezieux, vice-Président Délégué du MEDEF. Cette réunion d’échanges plus « traditionnelle » s’inscrivait elle aussi dans le cadre de la semaine de mobilisation des chefs d’entreprise. En question, « un Medef de vision et de combat, pour une France aux entreprises compétitives, créatrices d’emplois nouveaux. » Un peu plus tard dans l’après-midi, Michel Jonquères, président du MEVO et représentant du MEDEF 95, Pierre Coyaud, adminstrateur de la CGPME 95 et Bernard Perot, président de la Chambre de Métiers du Val d’Oise et vice-président de l’UPA (Union professionnelle artisanale) ont pris la route pour se rendre en préfecture et y rencontrer le préfet Jean-Luc Nevache. Ce rendez-vous officiel avait vocation à formaliser l’ensemble des sujets de mécontentement.
« Nous avons parlé d’une seule voix, défendu des positions communes, avec des points précis mis en avant : le compte pénibilité, les seuils sociaux concernant la représentation du personnel dans l’entreprise, les freins à l’emploi, la loi Hamont sur les cessions d’entreprise, les lourdeurs administratives…, précise Pierre Coyaud. Nous avons reçu une écoute pleine et entière du préfet, qui est un homme d’ouverture et d’entreprise. Il s’est engagé à rédiger un rapport immédiatement afin de faire remonter ces difficultés. »
Les trois représentants lui ont par ailleurs remis un communiqué commun réclamant simplicité et compétitivité et préconisant plusieurs grandes actions structurelles, notamment plus de cohérence entre les actes et les paroles pour rétablir la confiance, la poursuite de la baisse des charges ou encore le déploiement de vraies réformes dans les 5 ans pour une réelle diminution des prélèvements obligatoires.
La Fédération du bâtiment du Val d’Oise a également adressé aux organisations professionnelles patronales du Val d’Oise un document signé de son président Nicolas Sablier, remis au préfet, reprenant les grands points qui préoccupent le secteur avec, une nouvelle fois, la mise en place du compte de prévention de la pénibilité, l’inquiétude face à la baisse des investissements des collectivités locales, la volonté que soient renforcés les contrôles sur chantier et d’impliquer les PME locales dans les projets du grands Paris.
Pour les dirigeants de PME – TPE, une étape symbolique a été franchie. Pour autant, les dirigeants n’entendent pas relâcher la pression. Du côté de l’UPA, une rencontre avec le préfet est prévu le 10 décembre. « Cette fois, nous exprimerons les revendications qui concernent plus précisément et directement les artisans, dont les problématiques sont spécifiques, précise Yves Hélie, président de l’UPA Val d’Oise. Nous sommes rarement conviés à la table, alors que les artisans jouent un rôle social important. Aujourd’hui, la crise n’est pas qu’un mal passager, nos entreprises ont besoin d’oxygène pour investir. Cela passe par une baisse des charges ou une relance de la consommation pour restaurer le pouvoir d’achat. »
Du côté de la CGPME, là aussi, on attend pour voir ce qui va se passer concrètement. « Nous avons été entendus et compris, mais si rien n’est fait, assure-t-on du côté de la confédération, nous n’hésiterons pas à relancer de nouvelles actions. »

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Ce nouveau numéro arrive alors que les élections locales voient s’installer des équipes fraichement élues dans les villes et les agglomérations. De nouvelles orientations vont se dessiner, des priorités sont à ajuster ainsu que des changements de cap… Il est nécessaire d’adapter les décisions publiques aux enjeux économiques du terrain pour rendre nos territoires toujours plus attractifs, créer de l’emploi à travers des projets de développement et d’investissement. Des points essentiels à considérer pour impulser de nouvelles opportunités, thèmes au cœur de notre dossier. 

lire plus
CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO lancent l’IRST

CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO lancent l’IRST

Un institut partenarial pour accélérer la recherche en santé au service du territoire

CY Cergy Paris Université et l’Hôpital NOVO annoncent la création de l’Institut de Recherche en Santé pour les Territoires (IRST), une fondation partenariale dédiée au développement d’une recherche appliquée en santé, centrée sur la maladie chronique et la vulnérabilité.

lire plus
La Fondation TotalEnergies soutient la Factory Academy à Argenteuil

La Fondation TotalEnergies soutient la Factory Academy à Argenteuil

La Factory Academy, nouvelle École de Production implantée à Argenteuil, a été inaugurée mercredi 8 avril dernier, marquant une nouvelle étape en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes, en particulier ceux éloignés du système scolaire traditionnel. Ouverte depuis 2024, cette école accueille des jeunes de 15 à 18 ans et les forme aux métiers de l’usinage, selon la pédagogie spécifique des Écoles de Production, fondée sur le principe du « Faire pour apprendre ». Depuis la rentrée 2025, l’école poursuit son développement afin de répondre aux besoins croissants en compétences industrielles du territoire.

lire plus
HAROPA PORT ouvre ses ports au public de l’axe Seine le 25 avril

HAROPA PORT ouvre ses ports au public de l’axe Seine le 25 avril

HAROPA PORT ouvre les ports aux riverains et curieux au travers de visites gratuites et du lancement d’une web application grand public Escales by HAROPA PORT. Souvent méconnus de ses publics, même géographiquement les plus proches, les ports centralisent pourtant une activité économique et logistique essentielle aux communes et parfois même à la vie des communautés locales. Cet événement, qui concerne les ports du Havre et de Rouen en Normandie, et de Gennevilliers, Bonneuil-sur-Marne et Conflans-Sainte- Honorine en Île-de-France, offrira la possibilité de découvrir gratuitement les infrastructures portuaires de l’intérieur, à travers des visites thématiques commentées.

lire plus
APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

APAVE recrute en Ile-de-France et dans le Val d’Oise

Apave accélère ses recrutements en Ile-de-France : 350 collaborateurs en Ile de France, 1 700 postes à pourvoir en France et 1 100 à l’international.  Groupe international de référence dans la maîtrise des risques techniques, humains, environnementaux et numériques, l’entreprise poursuit sa trajectoire de croissance. Présent dans près de 60 pays et fort de 18 500 collaborateurs, Apave agit à travers cinq métiers : inspection, certification, formation, essais & mesures et conseil.En cinq ans, Apave a doublé de taille grâce à une croissance organique solide et à 30 acquisitions ciblées.

lire plus
Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Shein, plateformes d’achats, avenir ou débâcle du commerce ? Le MEDEF s’interroge à l’occasion d’un déjeuner débat

Ce sujet au cœur de l’actualité économique interroge l’avenir de nos entreprises locales face à l’essor des géants étrangers du e-commerce. Comment concilier compétitivité, innovation et préservation de notre tissu économique ? Trois invités d’exception apporteront leur éclairage le 9 avril de 11h45 à 14h au restaurant Cocotte – 4 Pierre Mendes France à Montmorency :  Romain ESKENAZI, député du Val d’Oise et président de la mission d’information sur les produits importés en France ; Marc LOLIVIER, Directeur Général de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la Vente à Distance) ; Hervé DENIAU, Directeur du Centre commercial Les 3 Fontaines à Cergy. Le commerce en France évolue dans un environnement tendu, marqué par un triple effet ciseau : pouvoir d’achat contraint, explosion du e-commerce et intensification de la guerre des prix.Après le pic inflationniste 2022–2023, la consommation reste prudente : les ménages arbitrent davantage leurs dépenses, on note un repli sur les produits essentiels, un baisse des volumes dans de nombreux secteurs (habillement, équipement maison). Résultat : le commerce physique souffre d’une érosion de la fréquentation et du panier moyen. Il faut aussi noter la pression structurelle du e-commerce. Les plateformes en ligne continuent de gagner du terrain : poids croissant du e-commerce dans le commerce de détail, concurrence directe sur les prix, la disponibilité et la livraison, habitudes d’achat durablement transformées (comparaison instantanée, achat mobile). Les acteurs physiques subissent une désintermédiation partielle et une pression accrue sur leurs marges.La guerre des prix se généralise. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat : les enseignes multiplient promotions, remises et opérations choc. Les distributeurs compressent leurs marges pour rester compétitifs. La pression des centrales d’achat sur les fournisseurs est forte.Les modèles commerciaux sont sous tension. Les enseignes doivent absorber simultanément la hausse des coûts (énergie, loyers, salaires), les investissements dans le digital, la concurrence des pure players et marketplaces. Beaucoup de commerces indépendants et réseaux fragiles sont exposés, avec des risques accrus de fermetures.Face à ces mutations, plusieurs tendances se dégagent : développement de stratégies omnicanales (click & collect, drive…), montée en gamme ou spécialisation pour se différencier, recentrage sur l’expérience client et la proximité, ou encore accélération des circuits courts et du local (argument différenciant).   

lire plus

Le dernier article ⤵️

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Le nouveau CONTACT ENTREPRISES est à découvrir

Ce nouveau numéro arrive alors que les élections locales voient s’installer des équipes fraichement élues dans les villes et les agglomérations. De nouvelles orientations vont se dessiner, des priorités sont à ajuster ainsu que des changements de cap… Il est nécessaire d’adapter les décisions publiques aux enjeux économiques du terrain pour rendre nos territoires toujours plus attractifs, créer de l’emploi à travers des projets de développement et d’investissement. Des points essentiels à considérer pour impulser de nouvelles opportunités, thèmes au cœur de notre dossier.